Des rythmes d'un forró languissant
s'échappent d'un poste branché au loin. À l'ombre de ses deux
cotonniers, assise pieds nus sur le perron de sa maison en bois,
Simone joue avec sa fille de 3 ans. D'un sourire avenant, elle
confie son attachement à son quartier, la BP 134, où elle vit
depuis neuf ans : « Je me sens bien ici, et je ne veux surtout pas
partir. On se connaît tous, il n'y a pas de problème. Il suffirait
juste d'arranger quelques équipements » . En premier lieu,
l'alimentation en eau potable de toutes les habitations. Car
Simone, comme près de la moitié des habitants du quartier, n'y a
pas accès. Pour faire le ménage, la vaisselle ou prendre une
douche, l'eau du puits,...
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