Jean-Bernard Nilam-Ribal (avec la chemise verte), lors de la visite du préfet au Village chinois en octobre 2013. Sa mission à Cayenne était censée s'arrêter à ce moment-là (KS)
Deux semaines après sa prise de fonction au ministère des Outre-mer, Jean-Bernard Nilam-Ribal était de retour au péyi pour une visite express. L'occasion de revenir sur le parcours atypique de l'ancien directeur de cabinet de Marie-Laure Phinéra-Horth.
Pendant deux ans et demi, il a été l'homme de l'ombre de Marie-Laure Phinéra-Horth. Et le revendique. « C'est passionnant d'être dans l'ombre de quelqu'un qui construit. J'en garde un souvenir lumineux. » Parce qu'il est comme cela, Jean-Bernard Nilam-Ribal, il déteste tirer la couverture à lui. Diplômé de l'École nationale des finances publiques, il a longtemps travaillé à la direction générale des finances publiques avant d'entrer dans un ministère, en 2009. Il est alors chef du département vie économique, emploi, formation au ministère de l'Outre-mer.
Natif de Cayenne, il revient régulièrement en Guyane où il a vécu « les années les plus importantes de (sa) vie, l'adolescence. » Élevé par ses grands-parents maternels, il leur voue une affection toute particulière. « Mon papa, mon grand-père pardon (un lapsus qu'il fera plusieurs fois au cours de l'interview, ndlr) était l'homme le plus important de ma vie, confesse-t-il, ému. C'était quelqu'un de formidable. » Étienne Ribal était aussi une figure emblématique du PSG. Mais n'a rien imposé à Jean-Bernard. « Au départ, je n'avais pas forcément les mêmes idées. Mais grâce à lui, j'aurai toujours une tendresse particulière pour le PSG et un intérêt pour la chose publique. »
SAVOIR S'ENTOURER DES BONNES PERSONNES
En octobre 2011, il rejoint l'équipe de Marie-Laure Phinéra-Horth qui « voulait un cadre guyanais à ses côtés » . Directeur de cabinet intelligent et impliqué, il devient rapidement incontournable et connaît chaque dossier sur le bout des doigts. « J'ai demandé une disponibilité pour convenance personnelle et j'ai obtenu une autorisation de deux ans. »
En octobre 2013, Jean-Bernard Nilam-Ribal est donc censé regagner l'Hexagone. « La campagne des municipales était lancée et je ne concevais pas de la laisser. » Il obtient alors une prolongation de six mois. Le temps d'assister à l'écrasante victoire de sa patronne. Pour beaucoup, il y a même largement contribué. « Je pense qu'elle la doit surtout à son programme et à une très large vision populaire. » Il avoue quand même : « Mais Marie-Laure Phinéra-Horth sait s'entourer des bonnes personnes et je pense que comme beaucoup, j'ai participé à son élection. »
Rappelé à Paris, il occupe depuis le 16 juin le poste de conseiller technique chargé des questions liées aux collectivités locales et à la fonction publique auprès de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. « La seule chose qui me console d'avoir dû quitter Cayenne, c'est de travailler avec une autre femme extraordinaire. Comme Marie-Laure Phinéra-Horth, elle possède des qualités humaines immenses. Leurs parcours et leurs orientations politiques sont aussi très proches. Je ne suis pas dépaysé (sourire). »
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