Municipales : les jeunes font leurs premiers pas dans l’isoloir
Ces élections municipales ont permis à de nombreux jeunes d’accomplir, pour la première fois, leur devoir de citoyen. Tout juste âgés de 18 ans, ils sont plusieurs dizaines de primo-votants à s’être rendus aux urnes à travers le territoire
À l’école Edmé Courat, à Soula, où se trouvait un bureau de vote, nous avons recueilli leurs impressions. Entre tradition familiale, curiosité citoyenne et parfois hésitation, leurs motivations sont variées.
« Je suis venu voter pour faire plaisir à ma grand-mère. Elle m’a expliqué que c’est une tradition dans ma famille. Si cela ne dépendait que de moi, je ne me serais pas déplacé, car la politique ne m’intéresse pas vraiment. »
« Ma mère m’a encouragée à voter pour la première fois. J’étais un peu émue quand j’ai déposé mon bulletin dans l’urne. Je savais déjà pour qui voter, parce que je suivais parfois les débats. »
« On m’a fait comprendre que j’étais en âge de voter, alors je suis venu. Je n’avais pas de consigne particulière. J’ai mis deux bulletins dans une seule enveloppe. En rentrant chez moi, mon oncle m’a expliqué que c’était interdit et que mon vote serait sans doute nul. »
« J’ai l’impression que les jeunes ne sont pas vraiment représentés dans les programmes politiques. J’ai voté parce qu’il fallait le faire, mais sans réelle conviction. »
« C’était la première fois que je votais et je n’étais pas stressé du tout. Personne ne m’a influencé : je savais dès le départ pour qui voter. »
« Ma famille m’a encouragé à accomplir mon devoir électoral. J’y suis allé sans aucune pression. J’espère simplement avoir fait le bon choix pour Macouria. »
« J’ai essayé de suivre les débats pour me faire une idée. Mais je suis restée un peu sur ma faim. Finalement, j’ai choisi un candidat par instinct. »
« J’ai parfois l’impression que certains candidats sollicitent les voix des jeunes pendant les élections puis nous oublient ensuite. Comme beaucoup de mes camarades, j’ai voté un peu comme ça, sans trop de conviction. »
À Soula, comme dans le reste de la Guyane, ces premiers pas dans l'isoloir marquent l'entrée d'une nouvelle génération dans la vie démocratique.
Même si certains jeunes reconnaissent encore se chercher face aux enjeux politiques, ce premier vote représente pour eux une expérience importante. Entre tradition familiale, curiosité et sens du devoir citoyen, ces nouveaux électeurs participent désormais, eux aussi, à l’avenir de leur commune.

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