Rodolphe Alexandre en grande discussion avec Jean-Claude Hernandez, directeur des finances publiques de Guyane (TF)
Réunis mardi en assemblée plénière, afin de débattre du futur mode de gestion des fonds européens, les élus du conseil régional ont voté à l'unanimité l'ensemble des points soumis à leur examen.
.Feder, Feader, FSE, Feamp... Autant de sigles qui laissent la plupart des gens perplexes, voire interdits. Il s'agit pourtant des principaux outils européens de mise en oeuvre de la politique de cohésion et de développement destinés aux collectivités qui accusent des retards dans différents domaines. Inutile de préciser que la Guyane, qui a un besoin impérieux de trouver des fonds pour financer ses projets, ne peut se priver de telles ressources. Encore faut-il maîtriser l'ensemble des procédures, souvent complexes, qui permettent d'accéder à ces financements. Mardi, la présidence du conseil régional a donc présenté aux élus, lors d'une assemblée plénière, le dispositif élaboré en prévision de la fusion des deux collectivités. Un nouveau mode de gestion des fonds européens pour la période 2014-2020.
« Gérer 538 millions d'euros, ce n'est pas comme gérer une boîte de nuit ou Polina » , lance Rodolphe Alexandre à son assemblée. Une manière, sans doute, d'expliquer aux élus en général et à ceux de l'opposition en particulier, la complexité de la tâche qui incombe au conseil régional. Dans un premier temps, les conseillers régionaux ont eu à se pencher sur la demande qui vise à obtenir l'autorité en termes de gestion de tous les programmes européens.
Car, pour l'heure, la Région ne dispose d'une telle autorité que pour le « PO Amazonien 2007-2013 » (programme opérationnel européen de coopération transfrontalière), financée par le Feder (fonds européens de développement régional), et une partie du FSE 2007-2013 (fonds social européen). L'objectif est donc de maîtriser l'intégralité du processus.
UN PÔLE EUROPE
Toutefois, pour ce faire, une modification de l'organigramme sera indispensable afin de créer un nouveau pôle Europe. Celui-ci sera constitué d'une cinquantaine d'agents, transférés ou recrutés. Par ailleurs, la nouvelle organisation s'accompagnera de la création d'un budget annexe qui bénéficiera d'une autonomie financière. Le tout étant placé sous le contrôle d'une commission, qui devra également être créée.
Chaque point abordé lors de la séance a recueilli l'unanimité. Non sans discussions, cela va sans dire. Notamment concernant la marge de manoeuvre de la collectivité dans un cadre qui reste très réglementé. « L'utilisation des fonds européens demeure très fléchée, précise Hervé Tonnaire, directeur général des services au sein de la Région. La conception de la maquette présentée à Bruxelles est donc très importante. C'est elle qui va déterminer l'utilisation des fonds. » Plus que jamais, la constitution des dossiers réclamera donc de la minutie et une parfaite exactitude.
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