Joëlle Prévôt-Madère : « L’État laisse faire car l’informel agit comme une soupape de sécurité »
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Joëlle Prévôt-Madère : « L’État laisse faire car l’informel agit comme une soupape de sécurité »

Propos recueillis par Gérôme Guitteau (g.guitteau@agmedias.fr)
Joëlle Prévôt-Madère, patronne connue pour son engagement contre la hausse des prix du carburant, se représente aux législatives du 11 juin dans la 1 ère circonscription - © G.G
Joëlle Prévôt-Madère, patronne connue pour son engagement contre la hausse des prix du carburant, se représente aux législatives du 11 juin dans la 1 ère circonscription - © G.G

Joëlle Prévôt-Madère, candidate par deux fois malheureuse au second tour des législatives en 2012 et 2017 contre Gabriel Serville mène de nouveau campagne. Son programme se veut offensif : abaissement des normes européennes, intégration économique régionale, gestion de la pression migratoire.

Pourquoi y retournez vous ?

Parce que les constats restent les mêmes depuis 2012. On se plaint toujours des routes dont les routes nationales, d’insuffisances en logement, des classes de 32 élèves au lieu de 15 comme le prévoit la loi. L’économie informelle atteint des niveaux records qui ne sont pas supportables. Ceux dont l’activité est légale vont devoir fermer à cause de l’économie informelle comme dans le BTP. J’ai un exemple à l’esprit, pendant le confinement et la fermeture des frontières. Les commerces chinois dans l’ouest ont développé leur commerce de plus de 40%. Voilà ce que devrait être notre économie sans l’économie informelle.

C’est une soupape de sécurité dans tous les pays mais à ce niveau, cela déstabilise l’activité légale. La seule qui créait de l’emploi. Nous avons plus de 50 % de la population qui a moins de 25 ans. Nous devons créer de l’emploi pour absorber cette jeunesse.
Après 2012 et 2017, c’est le bon moment pour vous ?

Je ne crois pas que c’est une question de bon moment. Les dix ans qui viennent de passer m’ont permis de lier des relations grâce au Conseil économique, social et environnemental (Cese), dans le groupe entreprise et non politique. Nous étions deux Guyanais. C’est la troisième chambre de la République après l’Assemblée Nationale et le Sénat. On ne vote pas des lois mais on écrit des rapports qui peuvent devenir des propositions de loi. J’y ai siégé de 2010 à mars 2021. Je suis aussi intégré dans le comité exécutif national de la CPME dans la section...

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