En deux ans et un mois de présence à
Saint-Laurent, Jean-Marie Nicolas a fait montre d'une rare
discrétion. Aux coups d'éclats et aux grandes déclarations, le
sous-préfet a privilégié les interventions choisies, mesurées. De
plus, entre les élections présidentielles, municipales, cantonales
et européennes, le devoir de réserve s'est régulièrement imposé à
lui. Alors quand il accepte de dresser un bilan quelques jours
après l'annonce de sa nomination au poste de secrétaire général de
la préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, il ne fait
guère de doute qu'il va s'efforcer de conserver la même ligne de
conduite. Mais le représentant de l'État n'esquive aucune question,
et livre quelques réponses dénuées de complaisance. Notamment à
l'encontre de « certaines collectivités » , qu'il ne mentionne pas
nommément mais assure « qu'elles sauront se reconnaître » . Ainsi,
même s'il balaye d'un sourire la possibilité d'entrer dans le
détail, il laisse néanmoins transparaître une pointe d'agacement
lorsque la non-avancée de plusieurs dossiers est évoquée.
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