Roura : la justice confirme la victoire de David Riché
Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par Karen Ho Tin Noé et validé les résultats des élections municipales remportées dès le premier tour par David Riché
Le tribunal administratif de la Guyane a rejeté jeudi 11 juin à Cayenne la protestation électorale déposée par Karen Ho Tin Noé contre les élections municipales et communautaires de Roura organisées le 15 mars dernier.
La candidate demandait l'annulation du scrutin, ou à défaut une rectification des résultats et l'organisation d'un second tour. Dans son jugement, la juridiction administrative a écarté l'ensemble des griefs soulevés contre la campagne électorale et le déroulement des opérations de vote.
David Riché avait été élu dès le premier tour avec 629 voix, soit 52,24 % des suffrages exprimés. La liste conduite par Karen Ho Tin Noé avait recueilli 280 voix, soit 23,26 % des suffrages, tandis que celle de Christian Noko avait obtenu 206 voix.
Karen Ho Tin Noé mettait en cause les conditions de diffusion de sa profession de foi, l'exposition médiatique de David Riché pendant la campagne, des pressions supposées sur des électeurs, la diffusion de publications sur les réseaux sociaux ainsi que plusieurs irrégularités concernant les procurations et les listes d'émargement.
Le tribunal estime que les difficultés rencontrées pour l'impression des circulaires électorales relèvent d'un problème d'organisation de campagne et non d'une rupture d'égalité entre les candidats. Les juges notent aussi que la candidate a pu assurer la distribution de ses documents par ses propres moyens.
Concernant l'entretien accordé par David Riché à Radio Péyi avant l'ouverture officielle de la campagne, la juridiction estime que les autres listes ont aussi bénéficié d'espaces d'expression dans les médias et qu'aucune rupture du principe de pluralisme n'est démontrée.
Les accusations de pressions sur les électeurs, de transport de votants ou de soutien communautaire organisé ne sont pas davantage étayées par des éléments suffisants pour remettre en cause la sincérité du scrutin.
Le tribunal s'est aussi penché sur plusieurs irrégularités invoquées lors du vote, comme des procurations non prises en compte, des signatures contestées sur les listes d'émargement ou encore des défauts d'affichage dans les bureaux de vote.
Même lorsqu'une irrégularité est relevée, les juges considèrent qu'elle reste sans incidence sur le résultat final compte tenu de l'écart de voix ayant permis à David Riché d'obtenir la majorité absolue dès le premier tour.
En conséquence, la juridiction administrative rejette la demande d'annulation du scrutin, la rectification des résultats ainsi que l'organisation d'un second tour.
Le conseil municipal élu le 15 mars 2026 demeure donc inchangé.

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