« Les Antilles sont situées dans une zone géographique particulièrement exposée, avec un quart des saisies mondiales de cocaïne en mer réalisées dans la Caraïbe », détaille Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. • BENOÎT GRANIER/ MATIGNON.
[INTERVIEW EXCLUSIVE] Demain et vendredi, Fort-de-France accueille la conférence de coopération régionale Antilles-Guyane. Au cœur des échanges : la lutte contre le narcotrafic et le trafic d'armes dans la Caraïbe et en Amérique latine. Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur dévoilera un plan d'actions vendredi. Il prône, dans l'entretien qu'il nous a accordé, l'urgence à ne pas laisser le territoire être une plaque tournante de la drogue.
En Martinique, il y a eu 40 homicides en 2025
(dont 34 par arme à feu). On en dénombrait 47 en Guadeloupe et 43
en Guyane. Quelles nouvelles actions pourraient être mises en place
pour enrayer le narcotrafic ?
La situation sécuritaire dans les Antilles est
un sujet que nous suivons avec beaucoup d'attention. Les enjeux
financiers sont énormes pour les groupes criminels, alors que la
demande de drogue, en particulier de cocaïne, ne cesse d'augmenter
dans l'Hexagone. Les consommateurs ont une responsabilité dans le
sang qui coule aux Antilles ; pardon de rappeler cette
évidence, mais sans consommateur, pas de trafic, et donc pas de
morts liés au trafic. C'est la raison pour laquelle le
gouvernement, dans le projet de loi Ripost en discussion
actuellement devant le parlement, souhaite aggraver les sanctions
envers les consommateurs, notamment...
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters