Une nouvelle réglementation pour les armes blanches
La réglementation évolue : depuis juillet dernier, la détention et la vente de certaines armes blanches sont strictement encadrées. Il est, par exemple, désormais interdit de détenir couteaux, coutelas et machettes dits « zombies ». Explications.
La réglementation évolue : depuis juillet dernier, la détention et la vente de certaines armes blanches sont strictement encadrées.
Les commerces (hors armurerie) qui vendent des armes blanches de type poignards, couteaux-poignards, matraques, couteaux « papillon », couteaux automatiques à cran d'arrêt, étoiles de Ninja et « coups-de-poing américain » doivent désormais détenir une autorisation préfectorale nécessaire pour vendre ces armes.
Cette autorisation de commercialisation doit être effectuée avant le 4 janvier 2026 auprès de la préfecture (*).
La préfecture invite tout un chacun à informer les commerces qui vendraient ces armes de ce changement de réglementation.
Jusqu'au 6 décembre pour remettre les armes
Depuis le 5 septembre, il est également interdit de commercialiser et détenir des armes blanches classées en catégorie A1. Les couteaux, coutelas et machettes dits « zombies » et les « coups-de-poing américain » à quatre trous postérieurs à 1900 relèvent de cette catégorie. Les détenteurs (particuliers et commerces) de ces armes ont jusqu'au 6 décembre pour les remettre à un service de police ou de gendarmerie. Au-delà, ils encourent une peine de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.
Les armes blanches interdites aux mineurs
Pour rappel, toutes les armes sont interdites de vente aux mineurs. Les commerces d'armes blanches non classées, y compris les sites de vente en ligne, sont désormais soumis à la même obligation d'affichage que les armureries, précisant cette interdiction. Le port et le transport d'une arme blanche sont interdits sauf motif légitime. La jurisprudence considère, en effet, que le port d'un objet du quotidien (tournevis, couteau de cuisine, ciseau, canif...), susceptible de blesser ou de tuer s'il est détourné de son usage, est soumis également à un motif légitime. En cas de contrôle, les forces de l'ordre s'appuieront sur les circonstances : la personne (mineur, groupe...), le lieu (gare, établissement scolaire...), le moment (soirée, événement festif...), l'objet (caractéristiques, utilité...).
Le port sans motif légitime est passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
L'occasion de rappeler que la préfecture de Martinique a lancé une grande campagne de communication concernant la circulation d'armes à feu : « Ces armes volent des vies, brisent des familles, détruisent notre avenir. Un signalement peut tout changer. Face à ce phénomène : parlez, signalez, protégez. Appelez le 17 »
√ Plus d'infos sur martinique.gouv.fr
(*) armes@martinique.gouv.fr

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