Suriname : affaire des meurtres de 1982, suite au 30 Août
Des doutes subsistaient encore ce vendredi matin, sur la présence, ou non, de l’ancien président à l’audience de la Cour martiale. Il fallait être sur place pour recueillir l’actualité de cet important moment d’un dossier à dimension historique.
Au moment où Deysi Bouterse sort de son véhicule, la foule de ses partisans l’acclame. Il salue posément, l’air serein et se dirige vers le bâtiment de la Cour. Impression étrange de voir ce personnage. Controversé, adulé ou haï, il est un monument vivant de l’histoire du pays. Apparaissant fatigué, sous la lumière crue et blanche de cette matinée, le ‘’Baass’’ marche un peu vouté, la scène à une dimension dramatisée.
9h30 ; 10h00 ; 10h30… Toujours rien, c’est long, le soleil commence à mordre. Les partisans NDP forment une foule bonne enfant, des rires s’entendent, des blagues sont de sortie. Les policiers cherchent l’ombre et leur intendance leur distribue de l’eau. Ils sont environ 80, disséminés en différents endroits. Un bus de militaire est garé derrière la Cour.
La foule se presse vers le petit pont qui sépare les deux rues. La police fait calmement barrage.
‘’Welcome Papa’’, seront les premiers cris qui émergent spontanément de la foule qui aime son leader.
Le groupe de personnes se rapproche, Bouterse, son avocat, ses assistants, tous vêtus de chemises blanches. Les partisans entament des danses et des chants patriotiques, encadrant Ingrid, l’épouse de Désiré Bouterse. Quand il se rapproche pour fendre la foule et aller vers son véhicule, les partisans scandent « We want Bota » (Nous voulons Bouterse).
Une déclaration ultérieure paraîtra t’elle dans la presse ou, en militaire et fin stratège, garde t’il des munitions en réserve ?
À suivre prochainement sur France-Guyane !

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