Rentrée judiciaire en Guyane : "La justice ne s'est pas arrêtée de fonctionner"
À l'occasion de la rentrée judiciaire, interview croisée du procureur de la République Samuel Finielz et du tout nouveau président du tribunal judiciaire de Cayenne Mahrez Abassi, qui dressent un état des lieux de la justice en Guyane après plusieurs mois marqués par la crise du Covid19. "La justice ne s'est jamais arrêtée de fonctionner" insistent les responsables de la juridiction.
Samuel Finielz, procureur de la République : Ce que je peux vous dire en introduction, c'est que la justice ne s'est jamais arrêtée de fonctionner pendant la période de confinement.Que l'on soit en confinement renforcé ou allégé, il y a toujours eu des greffiers et des fonctionnaires de permanence. Il y a toujours eu des magistrats du parquet de permanence. Il y a toujours eu des juges des libertés et de la détention de permanence. Il y a toujours eu des juges d'instruction, des juges des enfants, des juges d'application des peines, de permanence, qui ont travaillé sur les affaires les plus urgentes. Les magistrats du parquet se sont occupés des crimes et délits qui ont été constatés par les services de police et de gendarmerie. Les juges d'instruction eux s'occupent des affaires les plus graves, notamment les affaires criminelles. Les juges d'application des peines s'occupent eux du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, qui a été pris en compte de manière étendue puisqu'il y a un certains nombre de détenus qui ont bénéficié des mesures de réduction de peine exceptionnelles mises en place par les ordonnances du 25 mars. Les juges des enfants s'occupant eux des mineurs, soit impliqués dans des affaires pénales, soit en situation de danger... La justice ne s'est donc jamais arrêtée de fonctionner pendant la période de confinement.

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