Procès du déboulonnage de statues : audience sous tension en Martinique
Le procès, très attendu, du déboulonnage des statues de Victor Schœlcher, Joséphine de Beauharnais et Pierre Belain d'Esnambuc en 2020, s'est ouvert mercredi. Onze personnes doivent être jugées pendant trois jours. Le premier jour d'audience s'est déroulé dans une ambiance pour le moins tendue.
C'est un procès très attendu qui s'est ouvert mercredi au tribunal de Fort-de-France : onze personnes sont accusées d'avoir déboulonné des statues en 2020. Et des statues hautement symboliques : à savoir, celles de Victor Schœlcher, de Joséphine de Beauharnais et de Pierre Belain d'Esnambuc.
« C'est ce qui m'a donné envie de rentrer en Martinique : de voir qu'il y avait des gens prêts à se battre contre le système en place », confie une jeune fille de 21 ans, présente dans la salle d'audience.
Ce procès n'est pas anodin : c'est « le procès de la révolte ». Une révolte contre la réécriture de l'histoire. Un procès pour l'affirmation de l'identité.
Crispations autour de l'utilisation du créole
8h du matin. Devant les grilles du tribunal, une quinzaine de militants brandissent pancartes et slogans. Une longue file d'attente se dessine pour passer le point de contrôles avant de pouvoir accéder à l'intérieur du tribunal. Il faut s'armer de patience.

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