P. Diddy accusé d'agressions sexuelles par 120 nouvelles victimes
Le fait se passe aux États-Unis mais passionne les jeunes antillo-guyanais qui sur les réseaux sociaux suivent minute par minute, le développement de l'affaire qui touche l'un de leur artiste préféré.
Inculpé et incarcéré pour trafic à des fins d'exploitation sexuelle, le rappeur P. Diddy est désormais accusé d'agressions sexuelles par 120 nouvelles victimes, dont plusieurs mineurs. Ces révélations enfoncent encore l'artiste Sean « Diddy » Combs, 54 ans, actuellement en détention provisoire à New York dans l'attente de son procès.
Après l'arrestation de l'artiste, son cabinet a mis en place une ligne d'écoute téléphonique. Les résultats sont sidérants: « plus de 3 285 personnes » ont appelé en se disant victimes ou témoins d'une agression de la part de l'ex-nabab du hip hop.
Si 120 victimes ont été identifiées, les équipes impliquées continuent de travailler « sur plus de 100 autres cas » qui pourraient tenir devant la justice, a expliqué l'avocat Andrew Van Arsdale.
« Ces individus ont été drogués »
Les révélations sur le rappeur ont démarré l'an dernier avec une plainte de son ex-compagne, la chanteuse Cassie. Depuis, plusieurs victimes présumées se sont manifestées, ce qui a poussé le parquet fédéral de Manhattan a arrêté l'artiste mi-septembre. La justice l'accuse d'avoir utilisé son empire musical pour violer ou agresser sexuellement ses victimes. L'acte d'accusation le décrit comme un prédateur sexuel violent, qui utilisait alcool et drogues pour obtenir leur soumission. « Je dirais que dans 90 % des cas, ces individus ont été drogués » avant d'être agressés, a explique Me Buzbee. Lors de soirées organisées par le rappeur et producteur, aussi connu sous les surnoms Puff Daddy, P. Diddy, ou Diddy, « lorsqu'on vous tendait un verre (et...) si vous refusiez de le boire, on vous mettait à la porte », a-t-il expliqué, en relatant le témoignage d'une victime présumée. Certaines victimes, mineures à l'époque des faits, étaient parfois très jeunes, selon l'avocat, qui a pris en exemple le cas d'un garçon âgé de 9 ans lorsqu'il a auditionné pour le label de P. Diddy, Bad Boy Records. « Cette personne a été abusée sexuellement, apparemment par Sean Combs et plusieurs autres personnes du studio, en promettant en échange à lui et à ses parents un contrat d'enregistrement », a-t-il détaillé. Une autre femme, mineure de 15 ans à l'époque des faits, affirme avoir été violée par l'artiste lors d'une soirée où elle a été droguée, avant que « d'autres personnes la violent à tour de rôle ».
AFP

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