L'enquête sur les défaillances des airbags « Takata » déplacée à Paris
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L'enquête sur les défaillances des airbags « Takata » déplacée à Paris

Richard GARNIER
Un airbag Takata équipant les Citroën C3, à l'origine de la mort de deux propriétaires de ce modèle en Guadeloupe en mai 2023.
Un airbag Takata équipant les Citroën C3, à l'origine de la mort de deux propriétaires de ce modèle en Guadeloupe en mai 2023. • SHUTTERSTOCK

Le parquet de Versailles a confirmé, hier, que l'enquête judiciaire concernant des blessures, notamment mortelles, causées par des airbags de la marque « Takata » a été déplacée au parquet de Paris.

C'est en Outre-mer, et singulièrement en Guadeloupe que l'on dénombre le plus grand nombre de décès, à la suite du déclenchement intempestif de ces airbags « Takata ». Sept chez nous. Onze au total Outre-mer. On sait bien que la chaleur est l'une des conditions de leur explosion sans raison apparente. Un seul décès s'est produit dans l'Hexagone. D'ailleurs, tous les dossiers des victimes guadeloupéennes sont, pour l'heure, centralisés au parquet de Pointe-à-Pitre, et sont traitées par une seule juge d'instruction. Pourtant, le parquet de Versailles indique que les investigations engagées avaient été dépaysées à Paris. Cette nouvelle était attendue par les avocats des victimes, qui souhaitent que les procédures sur l'ensemble du sol national soient centralisées dans un seul parquet, par souci d'efficacité. Reste à préciser cette notion de centralisation de l'ensemble des procédures, comme l'a demandé le cabinet guadeloupéen d'avocats Coppet, spécialiste en droit du dommage corporel, qui regroupe les différentes familles de victimes en Guadeloupe.

 

Des explosions intempestives

 

Les gaz des airbags de la marque en question se dégradant plus vite dans les climats chauds et humides, le coussin d'air faisant partie de l'équipement de sécurité d'une voiture, et qui ne se gonfle théoriquement qu'en cas de choc, peut exploser intempestivement en projetant des pièces métalliques sur le conducteur. Pour ces raisons, qui ont donc conduits à ces blessures et ces décès, ont été formulés de nombreux rappels de véhicules qui en sont équipés par de nombreux constructeurs. Il est ainsi demandé aux propriétaires concernés de les immobiliser par précaution, le temps qu'ils soient réparés. Fin février, les airbags de plus de 2,3 millions de véhicules circulant en France hexagonale devaient encore être traités, selon le ministère des transports. En Guadeloupe des centaines de véhicules concernés ne sont toujours pas pris en charge, certains concessionnaires évoquant le manque de pièces.

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