Guadeloupe : Deux hommes condamnés pour sévices sur un chat et diffusion des images
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Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre

Guadeloupe : Deux hommes condamnés pour sévices sur un chat et diffusion des images

Richard GARNIER
Le principal prévenu était poursuivi pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, ayant entrainé sa mort. Son co-prévenu pour avoir diffusé les images. 
Le principal prévenu était poursuivi pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, ayant entrainé sa mort. Son co-prévenu pour avoir diffusé les images.  • RÉSEAUX SOCIAUX - CAPTURE D'ÉCRAN

Le plus âgé, Jean Augustin Jean-Baptiste, 71 ans, était poursuivi pour sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif, ayant entrainé la mort de ce dernier. Le plus jeune, Ruben Guersaint, 22 ans, pour avoir filmé et diffuser largement la vidéo sur les réseaux sociaux. Les deux prévenus ont été respectivement condamnés à dix mois et six mois d'emprisonnement, deux peines aménagées en détention à domicile sous surveillance électronique.

Tout débute le 27 janvier dernier, lorsque le commissariat reçoit un signalement d'une association de défense des animaux qui dénonce des actes de cruauté commis sur un chat. En vue de le préparer et de le manger. Plusieurs vidéos venaient d'ailleurs d'être diffusées sur Snapchat. Des séquences ont été projetées dans la salle d'audience. Dans sa plaidoirie, l'avocate de la partie civile représentant l'association “l'île des quatre pattes”, Maître Nabila Belaïdouni, souligne que de nombreux faits de mutilation contre des animaux. Mais dans ce cas précis, nous atteignons "un summum”.  

“Sur la planche à découper, le chat n'était pas mort” 

Dans ses réquisitions, la procureure précise que “les animaux domestiques sont des êtres vivants dotés de sensibilité. La vidéo est entrecoupée. Après avoir reçu les coups de marteau, le chat se retrouve sur la planche à découper, mais n'est pas encore mort”.

Était ainsi requise contre le premier cité une peine de dix mois d'emprisonnement sous surveillance électronique, assorti d'un mandat de dépôt pour qu'il subisse cinq jours de détention avant l'aménagement de cette peine. Et une peine de six mois d'emprisonnement pour le second, car l'on ne peut pas diffuser de telles images.

L'avocate des deux prévenus, Maître Annick Martial plaide alors le fait qu'il n'existe pas de code expliquant comment tuer un animal. “Nous sommes au carrefour des cultures, où chacun à des habitudes alimentaires qui lui appartiennent, en fonction de là où nous nous trouvons” plaide-t-elle. Après en avoir délibéré, les trois juges ont condamné Jean Augustin Jean-Baptiste à dix mois d'emprisonnement sous bracelet électronique assorti d'une exécution provisoire.

Ruben Guersaint écope lui de six mois d'emprisonnement et 2 000 euros d'amende délictuelle, assorti également d'exécution provisoire. Chacun a été condamné à un euro symbolique envers la partie civile. Compte rendu d'audience complet dans notre édition de France Antilles demain matin jeudi 19 février.  

 

 

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