Discriminée parce que femme et noire : la Société Générale condamnée
Onze ans de carrière, des évaluations exemplaires, mais des promotions refusées. Le 10 septembre 2025, la cour d'appel de Paris a reconnu que la stagnation professionnelle et salariale de Maeva(1) résultait d'une discrimination liée à son genre et à ses origines. Une première.
L'affaire éclaire les angles morts de l'égalité en entreprise. Derrière les discours sur l'égalité des chances et la promotion de la diversité, une autre réalité reste très lisible dès que l'on passe les portes de nombre d'entreprises françaises. Parmi elles, la Société Générale, l'une des principales banques françaises.
« On ne se sépare pas des bons éléments »
Maeva aurait pu tourner la page, chercher un autre poste et passer à autre chose. « Mais je n'ai pas donné onze ans pour rien », tonne-t-elle. C'eût été mal juger la détermination d'une femme qui estimait être dans son bon droit. Aujourd'hui, cinq ans après le début de la procédure entamée contre son ancien employeur, la Société Générale, Maeva assure que « ceux qui estiment que leur combat est légitime ne doivent pas hésiter à s'engager. Il ne faut pas se laisser faire. » À force d'être écartée, rabaissée, ignorée, elle a décidé de ne plus se taire. Onze ans passés au sein de la Société Générale, dont six à batailler pour une promotion au statut-cadre. En vain. Et ce, malgré ses résultats, ses formations, l'intérim d'une direction d'agence assurée seule pendant plusieurs mois. Pourtant, à chaque demande d'augmentation, de promotion,...

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