Les marchés, une alternative à la vie chère ?
Le 1er septembre, commençaient les blocages contre « la vie chère » en Martinique, preuve que, 15 ans après la grande grève de 2009, la situation est loin d'avoir changé. Mais alors que l'on appelle à se tourner vers les circuits courts, force est de constater que le virage n'a pas encore été pris. À Fort-de-France tout au moins, car dans le Nord, à Sainte-Maire, le Mana (Marché agricole du Nord-Atlantique) a de nombreux adeptes.
Fin de semaine au marché couvert de Fort-de-France. Dans cet immense hall, des dizaines d'étals où s'entassent soigneusement des fruits et légumes rangés par couleurs et qui cherchent preneurs. Du rouge éclatant des tomates et des piments au vert de l'avocat, star de la saison, en passant par l'incontournable banane jaune. Le spectacle aurait largement de quoi tenter les clients sauf que le marché, qui grouille habituellement de monde à cette heure, est quasi désert.
Deux personnes par ici, une personne par là, sûrement pas de quoi remplir les caisses des marchandes qui, assises sur leur chaise, trouvent le temps bien long.
On nous explique alors que depuis les débordements en marge des manifestations contre la vie chère, plus personne ne vient faute de transport en commun.
Mais au delà de ce fait et de l'avis général des marchandes, les manifestations sur le coût de la vie n'ont pas entraîné un changement des modes de consommation. « On a presque toujours des habitués, c'est eux qui viennent », explique l'une d'elles, installée depuis deux ans au centre ville. À l'intérieur, en effet, on s'appelle par son prénom, on se tutoie... Mais alors pourquoi les Martiniquais boudent-ils le marché local ?
Des prix trop élevés
La réponse nous est fournie par les clients eux-mêmes. « Les prix sont excessifs »,...

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