Les faits se sont produits sur la place Mentel, à l'heure de la fermeture des bars (photo d'archives)
Des gendarmes mobiles auraient été provoqués, ce qui aurait entraîné une bagarre de rue, dans la nuit de jeudi à vendredi.
C'était à l'heure de la fermeture des bars, vers 2 heures dans la nuit de jeudi à hier, place Mentel. Une quinzaine de gendarmes mobiles avaient passé leur dernière soirée en Guyane dans un de ces bars, alors qu'ils ne travaillaient pas. Huit d'entre eux regagnent leur chambre à l'hôtel. Les autres assistent à un début d'agression. Deux hommes ivres vont provoquer un commerçant qui était en train d'installer ses marchandises sur les étals du marché. Les gendarmes vont prendre la défense du commerçant. Ils reçoivent des insultes en retour. Selon le parquet, les gendarmes n'auraient pas répliqué.
Ce qui aurait, toujours selon le ministère public, attisé l'excitation des deux hommes ivres qui auraient rameuté leurs camarades. Ce qui devait arriver arriva, cette histoire s'est terminée en bagarre générale. Un des gendarmes a donné un coup de poing à l'un des adversaires. Selon le parquet, c'était pour défendre un de ses collègues qui était aux prises avec deux hommes et qui avait reçu plusieurs coups. Le coup de poing du gendarme aurait brisé la mâchoire de ce jeune homme. Il a dû être hospitalisé. Les médecins lui ont prescrit une incapacité totale de travail de quarante jours.
PAS DE TRAITEMENT DE FAVEUR
Les gendarmes ont été auditionnés hors garde à vue puis laissés libres. Le parquet se défend de leur avoir réservé un traitement de faveur parce qu'ils devaient prendre l'avion hier soir pour regagner la Gironde dont ils sont originaires. « S'il y avait eu un doute sur le fait qu'un des gendarmes était l'agresseur, on l'aurait placé en garde à vue même s'ils prenaient l'avion le soir. De toute façon, on saura les retrouver s'il y a besoin. Ils étaient à cette soirée à titre privé, ce qui est leur droit. »
Au cours de leur audition au commissariat, les gendarmes qui ont participé à la bagarre ont été photographiés. Les photos seront présentées à l'homme à la mâchoire brisée pour qu'il reconnaisse son agresseur. Au total, trois gendarmes et autant de leurs adversaires ont été blessés, dont l'homme à la mâchoire fracturée. Trois gendarmes ont déposé plainte.
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