Interdiction du spectacle de Dieudonné en Guyane
Le préfet a interdit le spectacle prévu le 13 mai par l'humoriste
Le spectacle de l'humoriste controversé Dieudonné, annoncé pour le 13 mai en Guyane, a été interdit par la préfecture. Le lieu du spectacle "Fil d'Ariane", dont les billets sont disponibles en ligne, n'avait pas encore été révélé.
Le préfet justifie sa décision d'interdire la représentation dans un communiqué : "Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné à plusieurs reprises pour des propos à caractère antisémite, incitant à la haine raciale, ou portant atteinte à la dignité de la personne humaine" et ces propos ont "des conséquences sur l’ordre public." Le préfet ajoute comme explications "les incertitudes liées à la localisation du spectacle et des précédentes tentatives de contournement de mesures similaires."
Dieudonné, qui s'est déjà produit en Guyane, devait se représenter à partir de 19 heures.
Nous avons tenté de joindre certains membres de comité organisateur du spectacle pour obtenir une réaction sans succès pour l'heure.
Dieudonné a aussi annoncé une date en Guadeloupe le 17 mai et à Fort-de-France le 23 mai.
La veille de cette annonce, Dieudonné s'était rendu à la préfecture pour se renseigner sur la situation. A ce moment, il n'était pas encore interdit de spectacle (voir son tweet ci-dessous).
Je viens de me rendre à la préfecture de Cayenne, un responsable m’a indiqué qu’il n’y avait pas d’interdiction de spectacle à ce jour, je me suis permis de lui indiquer que j’étais interdit partout en France.Une question s’impose: les Guyanais sont ils considérés comme Français pic.twitter.com/OiCV2hWTwi
— Dieudonné Officiel (@MbalaDieudo) May 11, 2026
Le député Davy Rimane a réagi à cette interdiction indiquant qu'elle "soulève une profonde incompréhension."
"Que l’on apprécie ou non l’homme, son humour ou ses prises de position, une question simple se pose : dans quel État de droit empêche-t-on un individu d’exercer son métier après qu’il a été condamné et qu’il a purgé ses peines ? Le pouvoir administratif français continue de lui imposer une forme de bannissement permanent. [...] Dans le même temps, des polémistes comme Éric Zemmour et d’autres continuent d’occuper plateaux télévisés et grands médias, y compris publics, malgré des condamnations répétées pour provocation à la haine. [...] Cette hypocrisie généralisée devient insupportable. La liberté d’expression ne peut être invoquée pour certains et piétinée pour d’autres."

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