Sécheresse : le ravitaillement aérien s'organise avec "la volonté d'effacer le surcoût du transport"
Les premiers vols avec le Casa des forces armées ont eu lieu ce jeudi tandis que Guyane Fly contribue également à cet effort.
La sécheresse s'installe dans la durée et les réunions entre les décideurs se régularisent. Les maires, la CTG et les services de l'État ont dressé un nouveau point sur la situation hydrologique en Guyane.
"On essaie de traiter les problèmes un par un", assure le préfet, Antoine Poussier. L'un des sujets principaux reste celui des difficultés de circuler sur le fleuve.
Les premiers vols de ravitaillement avec le Casa, l'avion des forces armées, ont eu lieu ce jeudi. Il y en a deux en Guyane, chacun peut faire trois rotations quotidiennes, avec quatre tonnes de fret par rotation. La cadence est donc vouée à s'accélérer, bien que le préfet dit déjà réfléchir "à l'éventualité de demander des moyens supplémentaires." Les communes concernées par ces approvisionnements sont Camopi, sur l'Oyapock, et Maripasoula ainsi que Grand-Santi, sur le Maroni.
La compagnie Guyane Fly participe aussi à l'effort et augmente sa capacité de fret avec 20 tonnes livrées par semaine. "On organise le ravitaillement aérien alimentaire avec la volonté d'effacer le surcoût du transport", affirme encore Antoine Poussier. "Nous serons attentifs à ce que les commerçants respectent cet engagement de ne pas augmenter les prix puisque la CTG et l'État prennent en charge ces coûts."
L'État dit aussi réfléchir à transporter les bouteilles de gaz, dont la pénurie est signalée dans plusieurs localités. Elles seraient transportées, là aussi, avec le Casa. Un prix maximal à la vente serait fixé par arrêté.
Sur le littoral cette fois, une surveillance particulière demeure du côté de Saint-Laurent, avec la salinité de l'eau potable. Le maire de la commune a fait part de son inquiétude. Cette situation pourrait forcer la commune à fermer les écoles de la ville. Or, on sait que trois écoles n'ont pu ouvrir cette semaine sur le Haut-Maroni et que huit lignes de transport scolaire en pirogue ont déjà fermé en raison de la dangerosité de navigation.
Le préfet indique enfin, à ce titre, sa volonté de "rapprocher l'école des enfants", pour assurer, au mieux, la continuité pédagogique.

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