Image de synthèse du futur établissement créée par le cabinet d'architectes retenu (DR)
Un établissement de placement éducatif et d'insertion (EPEI) accueillera les mineurs délinquants à partir de janvier 2016. Les travaux commenceront cette année.
Les premiers coups de pioche sont prévus au plus tard en octobre de cette année. Il faudra ensuite compter un an de travaux. L'établissement de placement éducatif et d'insertion accueillera ses douze premiers pensionnaires à partir de janvier 2016.
C'est mardi 25 février, au ministère de la Justice à Paris, que le choix entre les trois cabinets d'architectes candidats s'est décidé. C'est le cabinet Acapa, basé à Rémire-Montjoly, qui a été retenu. Désormais, il faut lancer l'appel d'offres pour les travaux. La mairie a d'ores et déjà mis à la disposition de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui gère le dossier, un terrain de 4 500 m2 d'une valeur de 225 000 euros. Il est situé dans la rue Ferjus-Antoinette, derrière le collège Victor-Schoelcher.
L'établissement sera intégralement géré par la PJJ, donc par l'État. Vingt personnes, dont douze éducateurs, s'occuperont des mineurs délinquants placés sur décision judiciaire. L'EPEI sera mixte. Les pensionnaires logeront dans des chambres individuelles. Ils resteront pour une durée allant de six mois à deux ans maximum. En plus de ces douze enfants, six à huit jeunes supplémentaires pourront être accueillis en journée, de 8 heures à 16 heures pour y suivre des activités éducatives. Là aussi, ce sera sur décision d'un juge pour enfants. Mais ces mineurs rentreront le soir chez eux.
L'idée de construire un EPEI en Guyane n'est pas nouvelle. En septembre 2009, il était prévu de le construire à Saint-Laurent. La mairie avait cédé un terrain qui a finalement été rendu. Car la problématique de la délinquance des mineurs dans la cité spatiale nécessitait que le foyer y soit installé, explique une source judiciaire.
UN FOYER MOINS CONTRAIGNANT QUE LE CENTRE ÉDUCATIF FERMÉ
Cet EPEI s'ajoute au dispositif déjà existant dans le département pour accueillir les jeunes délinquants placés par la justice. L'EPEI sera le premier établissement d'hébergement intégralement géré par l'État. Les autres le sont par des associations. Le foyer kouroucien sera aussi moins contraignant que le centre éducatif renforcé (CER) de Cacao, par exemple. « Quand un mineur fugue d'un CER, il est placé en détention. Quand il fugue d'un EPEI, il y est reconduit. » Cette différence de traitement s'explique par la gravité des faits reprochés aux mineurs placés. Ceux des CER ont commis des actes beaucoup plus graves que ceux hébergés dans l'EPEI de Kourou.
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