Le président et le trésorier de la ligue de tennis condamnés
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Le président et le trésorier de la ligue de tennis condamnés

D. St-J.
Le président et le trésorier de la ligue de tennis ont été condamnés, en leur absence, par le tribunal correctionnel hier matin (HG)
Le président et le trésorier de la ligue de tennis ont été condamnés, en leur absence, par le tribunal correctionnel hier matin (HG)

Poursuivis pour harcèlement moral, les deux dirigeants ont été condamnés « par forfait » à 3 000 euros d'amende et 2 500 euros de dommages et intérêts.

« La ligue de tennis, ce n'est pas un long fleuve tranquille » , fait remarquer le président de l'audience du tribunal correctionnel hier matin en ouvrant le dossier dans lequel le président Christian Pitta et le trésorier Ramon Honoré sont poursuivis pour « harcèlement moral » . Des « agissements répétés ayant pour effet une dégradation des conditions de travail pouvant porter atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l'avenir professionnel » , d'une secrétaire, employée à temps partiel, qui se seraient déroulés le 1er août 2009 pour le trésorier et du 1er mars au 31 août 2012 pour le président. Les deux prévenus ne sont pas présents à l'audience, seule la plaignante qui a été licenciée suite à ses plaintes pour harcèlement est là, assistée de son avocat Me Dominique Kufel.
« L'employeur ne peut pas licencier un salarié qui a déposé plainte pour harcèlement, c'est son droit. L'employeur a obligation de prendre des mesures quand un employé se plaint » , souligne l'avocat, précisant que la plainte a été le motif du licenciement ultérieur, comme l'a confirmé le délégué syndical qui a assisté sa cliente et la lettre de licenciement. Il dénonce « une retenue sur salaire illégale » , suite à une journée d'absence, « qui n'était pas du goût du trésorier » , et « un stage dans un lieu paradisiaque, à Saint-Martin » , proposé par le président qu'elle a refusé. « Une formation bidon proposée en dernière minute à une mère de famille seule avec deux adolescents... C'est hasardeux! » 5 000 euros sont demandés pour le préjudice moral. Regrettant l'absence des prévenus, le procureur constate : « Le culot du trésorier qui justifie l'injustifiable en déclarant qu'il a 70 ans et que la victime n'est pas son style. » Et de citer « sa phrase choc » adressée à la victime : « Reste à ta place. N'oublie pas que je suis l'abreuvoir et toi l'assoiffée. » À ses yeux, le paroxysme est atteint avec le stage. « Le président lui a précisé que si elle refusait elle devra en tirer les conséquences. » Le procureur requiert « une peine exemplaire d'un an de prison et 15 000 euros d'amende. »
Le président, Christian Pitta, et le trésorier, Ramon Honoré, sont reconnus coupables de harcèlement moral. Ils sont condamnés, en leur absence, chacun à 3 000 euros d'amende et devront régler 2 500 euros à la victime ainsi que 1 000 euros pour ses frais de justice. Ils ont dix jours pour faire appel.

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