Le jour d'après de Léon Bertrand
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Le jour d'après de Léon Bertrand

Hermann ROSE-ELIE & Bernard DORDONNE

Au lendemain du rejet de son pourvoi en cassation et après avoir pris connaissance de sa condamnation définitive, Léon Bertrand a tenu une dernière conférence de presse en tant que maire, hier après-midi à l'hôtel de ville de Saint-Laurent du Maroni.

La voix empreinte d'émotion, Léon Bertrand sait que le compte à rebours est enclenché. Dans quelques jours, il sera loin de sa mairie de Saint-Laurent du Maroni qu'il a dirigée durant 35 ans.
« C'est la dernière fois que l'on se voit dans une telle configuration » . L'homme est pragmatique et dresse, en guise de conclusion d'une vie politique chargée, le bilan de ses années de mandature marquées par « des hauts et des bas » , comme il le reconnait lui-même.
FIER DE SON BILAN
Celui qui rappelle avoir passé « plus de la moitié de sa vie » au service de cette ville se souvient aussi avoir dénombré 6000 habitants à sa prise de fonction en 1983. Elle en compte 60 000 aujourd'hui. Dans son rétroviseur aussi, les effets de la guerre du Suriname en 1986 qui ont eu pour conséquence l'accueil de 15 000 réfugiés à l'époque. « Il a fallu gérer cet afflux massif de personnes » , avance-t-il.
« J'ai grandi en même temps que la ville » , admet le désormais « ex-maire » qui ne cache pas son inquiétude, au regard du développement de la capitale de l'Ouest. « Beaucoup de choses vont se faire de façon positive, mais aussi négative » , insiste-t-il...

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