Le centre pénitentiaire de Guyane installe son nouveau chef 
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Le centre pénitentiaire de Guyane installe son nouveau chef 

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
Le nouveau directeur du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, Tété MENSAH-ASSIAKOLEY, costume blanc, aux cotés du préfet.
Le nouveau directeur du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, Tété MENSAH-ASSIAKOLEY, costume blanc, aux côtés du préfet, Antoine Poussier. • GAËTAN TRINGHAM

En poste depuis début juillet, la cérémonie d'installation du nouveau directeur du Centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, Tété Mensah-Assiakoley, s'est déroulée ce 15 novembre. Nous avons pu échanger avec lui. 

Après avoir gravi les échelons, et après son dernier poste à la direction de la maison d'arrêt d'Amiens, Tété Mensah-Assiakoley a pris ses nouvelles fonctions au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly.

Il succède ainsi à Sylvette Antoine, décorée de la légion d'honneur, mais partie dans un contexte de tension avec certains syndicats de l'administration pénitentiaire représentés en Guyane.

En poste depuis juillet, la cérémonie d'installation officielle du nouveau chef d'établissement s'est déroulée ce 15 novembre. Muriel Guegan, directrice des services pénitentiaires d'Outre-mer était présente pour l'occasion. Elle évoque notamment la nécessité de "mettre en place un dispositif permettant de lutter contre la violence, un dispositif de prise en charge des détenus et la mise en place d'un dialogue social constructif." Elle décrit par ailleurs Tété Mensah-Assiakoley comme une personne "faisant preuve d'investissement et avec une grande puissance de travail."

 

"Ordre de recevoir et de détenir"

Des qualités qui seront nécessaires au Centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. La prison fait face à une surpopulation carcérale de plus de 120 %, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice. Le quartier des mineurs et celui de la maison d'arrêt sont particulièrement impactés. Le nouveau directeur rappelle tout d'abord  : "Pour un directeur de prison, ordre lui est donné de recevoir et de détenir. Après cela, notre mission nous demande de participer à l'élaboration des procédures d'aménagement des peines."

 

Sur la surpopulation carcérale, il évoque la perspective de la création du nouveau centre pénitentiaire à Saint-Laurent-du-Maroni. "C'est un besoin réel qui correspond au niveau de criminalité que connait le territoire", poursuit le nouveau directeur. Cet établissement aura une capacité d'environ 500 places.

 

Les agents de l'administration pénitentiaire rassemblés au cours de la cérémonie.
Les agents de l'administration pénitentiaire rassemblés au cours de la cérémonie. • Gaëtan Tringham

 

Sur la vision de son métier, il explique enfin : "un directeur doit apaiser et rassurer les personnels, mettre en place une synergie et mobiliser une équipe autour du projet de l'établissement. Un élément important et pour lequel on m'a confié une mission : c'est de faire cesser les violences au sein de la structure. Il faut aussi diversifier les activités professionnelles et la prise en charge au sein de l'établissement."

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