Les agents pénitenciers demandent le départ de la directrice
Mouvement social

Les agents pénitenciers demandent le départ de la directrice

Marie ODRY (m.odry@agmedias.fr)
La maison d'arrêt de Rémire-Montjoly
Les syndicalistes ont présenté leurs revendications au préfet de Guyane, ils souhaitent le départ immédiat de la directrice de l'établissement.

Face à l’agression d’un agent pénitencier par un détenu la semaine dernière, les syndicats ont rencontré le préfet, Thierry Queffélec. Ils demandent le départ de la directrice, Sylvette Antoine.

Le 6 janvier dernier, lors de la distribution des repas, un agent pénitencier s'est fait violemment agresser par un détenu. Il écope de deux arcades sourcillères abîmées, un nez cassé, une fracture de la pomette et de l'os orbital qui met en danger sa vue.

Depuis ce nouvel incident, le personnel pénitencier de Rémire-Montjoly se mobilise. Ils ont pu rencontrer le préfet Thierry Queffélec hier, jeudi, “afin d’aborder la rupture de confiance entre le personnel et la directrice de la prison”, explique M. Polydore, porte-parole du Syndicat UFAP (Union Fédérale Autonome Pénitentiaire). Le syndicat réclame ainsi le départ de Sylvette Antoine.

“ Un management toxique”

Ce n’est pas la première fois que les représentants du personnel se plaignent de leur hiérarchie. En juin dernier, les syndicats expliquaient déjà aux élus le manque de communication et de “considération de la hiérarchie directe”. Une liste exhaustive est citée dans une lettre ouverte : humiliation, harcèlement moral, dénigrement, gestion égocentrée, intimidation…. “

"Malheureusement, il n’y a plus de discussion possible. Il y a un management toxique ”, formule le porte-parole du syndicat.  Nous n'avons pas réussi à joindre la direction de l'établissement pénitentiaire.

Sylvette Antoine avait été décorée de la légion d'honneur par le Garde des Sceaux lors de sa venue en Guyane, fin septembre après 39 années de service.