Tout commence par la visite samedi matin du
village amérindien de Taluen, au sud de Maripa-Soula. Sous le
carbet communautaire, le président explique qu'il veut que
désormais l'or saisi aux garimpeiros soit « consacré à la forêt et
à ses habitants. Toutes les saisies nous les réinvestirons pour
qu'il y ait l'électricité, l'eau potable et toutes les
infrastructures dont vous (les Wayanas et les Bonis auxquels il
s'adressait) avez besoin » . Problème : avec seulement une dizaine
de kilos saisis chaque année sur les dix tonnes qui sortent de
terre par les orpailleurs clandestins, ça ne représente peut-être
pas assez d'argent pour faire venir l'eau ou l'électricité partout.
Même si le cours est à plus de 40 000 euros le kilo.
Alors que Nicolas...
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