Les élus et les responsables de la sécurité ont signé un plan de prévention de la délinquance (SR)
Le bilan de la délinquance a été présenté hier après-midi à la préfecture. Face aux chiffres catastrophiques, un changement de logique s'impose.
« L'évolution de la délinquance est défavorable, globalement, comme elle l'est au niveau national. » Même s'il le dit dans le plus pur style administratif, le préfet Éric Spitz ne cherche pas à tourner autour du pot. Tout comme les autres responsables de la sécurité chargés de dresser un panorama de la délinquance guyanaise, millésime 2013. Mais il ne fallait pas non plus s'attendre à de l'auto-flagellation. Du coup, on est passé un peu vite sur les chiffres (que nous nous sommes procurés par ailleurs, lire ci-dessous). À la place, un début de changement de logique a été proposé.
Et ce changement de conception est un plan de prévention de la délinquance en Guyane qui court de 2014 à 2017 et qui comprend toute une séries de mesures, de réunions et de partenariats. Cette convention a été signée entre les élus et la préfecture. S'agit-il d'une nouvelle usine à gaz après les zones de sécurité prioritaire (ZSP) ? L'avenir le dira. En tout cas, le préfet compte sur ce dispositif pour « inverser la tendance » et veut s'appuyer sur les élus. « Il y a des problèmes que, très clairement, on n'arrivera pas à régler sans vous. Je pense notamment à la délinquance des mineurs. »
DÉLINQUANCE JUVÉNILE : « SURSAUT CITOYEN »
Le problème numéro 1 pour les professionnels de la sécurité était donc lancé : les moins de 18 ans. Le procureur, Ivan Auriel, l'a d'abord dit : « Les valeurs de la République sont en perte de vitesse, notamment dans la jeunesse. Il y a un gros travail à faire. »
Ensuite, c'était au patron des gendarmes, le général Lambert Lucas, d'aller dans le même sens : « Je constate le caractère particulièrement inquiétant de la délinquance juvénile [...]. Il faut un sursaut citoyen pour éviter aux jeunes de prendre la mauvaise décision au mauvais moment. »
Du côté des élus, on a accueilli ce plan avec un enthousiasme plus ou moins modéré.
Pour le maire de Rémire-Mont-joly, Jean Ganty, il s'agit d'une « démarche intéressante » .
Le sénateur Gabriel Serville considère que « ce plan est plus que nécessaire. S'il y a besoin de crédits, je ferai mon nécessaire pour appuyer les demandes à l'Assemblée nationale. »
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