Un « grand jour » pour l'Université
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Un « grand jour » pour l'Université

Thomas FETROT
Antoine Karam lors de l'assemblée plénière du Département, hier matin à Cayenne (TF)
Antoine Karam lors de l'assemblée plénière du Département, hier matin à Cayenne (TF)

Le conseil général a donné hier, à l'unanimité, un avis favorable au projet de décret sur la création et l'organisation provisoire de l'Université de la Guyane. Un décret qui comporte toutefois quelques points litigieux.

« Une décision qui a une portée historique. » Hier matin, lorsque le président du conseil général, Alain Tien-Liong, invite Antoine Karam à s'exprimer sur le décret de création de l'Université de Guyane (UG), ce dernier ne cache pas son émotion. « L'avis des conseillers généraux dépasse le caractère d'une procédure classique, affirme l'élu. C'est un grand jour qui marque une étape supplémentaire dans le cheminement commencé il y a une trentaine d'années. » Une opinion partagée par l'ensemble des élus départementaux qui, à l'unanimité, se sont prononcés favorablement. Sans omettre, toutefois, de soulever quelques points jugés litigieux.
La première singularité du décret concerne la présidence de l'université. En effet, le texte stipule que le président ne sera pas élu mais nommé par le ministère de l'Enseignement supérieur. « Pour mieux assurer la transition » , est-il précisé dans le décret. Une mesure qui, pour Laurent Linguet (un des porte-parole de l'intersyndicale), signifie que le bon fonctionnement de l'UG « sera de l'entière responsabilité du ministère pendant les premières années » . Une grande « vigilance » est donc recommandée par plusieurs conseillers généraux, au premier rang desquels se positionne Christian Porthos.
LES ÉLUS RÉGIONAUX DOIVENT SE PRONONCER
« Le décret soulève plusieurs problèmes, rappelle l'élu. La désignation du président, mais aussi la mise en place de la gouvernance. Il faudra aussi réfléchir au statut de l'Université, à son règlement intérieur et au projet pédagogique. » Christian Porthos insiste également sur l'importance que revêt la présence d'un recteur d'académie qui soit un « chancelier » , quelqu'un qui puisse « siéger à côté du président de l'université » . Antoine Karam, qui n'oublie pas de rendre un hommage à Élie-Castor « qui a porté ce dossier dans les années 80 » , rappelle que « rien n'est acquis » . Il va sans dire que le rôle « essentiel » de la future assemblée unique, compte tenu du « désengagement progressif de l'État » , est souligné. « Nous devrons soutenir au plan humain et financier cette université » , assure Antoine Karam.
Le Département a donc rendu un avis favorable au décret. Désormais, c'est au tour des élus régionaux de se prononcer.

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