Un 5e cas de chikungunya a été détecté en Guyane (photo d'archives)
Un nouveau cas dit « importé » de chikungunya a été diagnostiqué en Guyane. La personne touchée a contracté le virus en Martinique.
L'Agence régionale de Santé (ARS) a annoncé samedi matin qu'un cinquième cas de chikungunya a été diagnostiqué en Guyane. Il s'agit, comme pour les quatre précédents, d'un cas dit « importé » . Ce qui signifie que le patient n'a pas contracté le virus dans le département. De fait, la personne semble avoir été infectée en Martinique.
Les premiers cas de chikungunya ont été détectés à Saint-Martin au début du mois de novembre. Des cas suspects qui ont rapidement fait place à des cas confirmés. Depuis, plus de mille patients aux symptômes cliniquement évocateurs ont été examinés sur l'île. Plus de six cents se sont révélés biologiquement positifs et vingt ont été hospitalisés. Pour l'heure, le seul décès indirectement lié au « chik » l'a été à Saint-Martin. Dans le même temps, le virus s'est répandu en Martinique, en Guadeloupe et à Saint-Barthélémy.
Si la situation demeure nettement moins alarmante en Guyane, les acteurs de Santé invitent la population à faire montre de la plus grande vigilance. Pour le moment, le dispositif de détection instauré par l'ARS se révèle efficace. Néanmoins, Philippe Quenel, directeur de l'Institut Pasteur à Cayenne - qui réceptionne et étudie les échantillons suspects - explique qu'il ne sera pas possible d'empêcher le virus de s'immiscer en Guyane. « Il ne s'agit pas de faire dans l'angélisme, parce qu'à un moment donné ça va démarrer, assure-t-il. Notre objectif n'est pas d'empêcher l'introduction du virus, mais de tout mettre en oeuvre pour limiter son impact. Pour ça, tout le monde doit jouer le jeu et se sentir investi. »
Les mesures préventives sont identiques à celles destinées à lutter contre la dengue. Moustiquaire, répulsif, éliminer les points d'eau stagnante où se développent les gîtes larvaires, etc. Le moustique Aedes aegypti, qui transmet la dengue, peut également porter le « chik » . Un virus qui a la capacité de muter afin de s'adapter à son environnement. De fait, les symptômes du chikungunya sont identiques à ceux de la dengue (forte fièvre, courbatures, maux de tête). Toutefois, le « chik » a la particularité de laisser, parfois, des séquelles articulaires à ses victimes. La vigilance est donc de mise.
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