Sécheresse : plusieurs écoles fermées, difficultés de transport scolaire et pour la continuité pédagogique
Trois écoles ont fermé en pays amérindien, sur le Haut-Maroni, tandis que celle d'Apagui devrait suivre le même sort, dès mardi. Les rotations des pirogues scolaires s'arrêtent les unes après les autres. La continuité pédagogique devrait se mettre en place au fur et à mesure.
La sécheresse sur nos fleuves impacte la scolarité des jeunes guyanais. Certains établissements, particulièrement isolés, n'ont pas pu ouvrir ce lundi matin sur le Haut-Maroni. Il s'agit des écoles d'Antecume Pata, de Pidima et de Kayode, qui sont restées fermées, sur décision municipale. En cause notamment : l'impossibilité d'effectuer les rotations de pirogues scolaires, la navigation étant trop dangereuse.
Selon l'arrêté, la commune de Maripasoula justifie aussi sa décision par les problèmes d'approvisionnement en eau potable. "Les forages sont quasiment à sec et l'eau qui coule dans les robinets de l'école est saumâtre et donc impropre à la consommation."
De l'autre côté de la Guyane, sur le Haut-Oyapock, à Camopi, les rotations de pirogues scolaires sont, elles aussi, largement impactées. Les écoles n'ont pas fermé pour autant. Des rotations par hélicoptère ont toutefois débuté ce lundi pour amener les collégiens et les lycéens de Trois Sauts, vers le bourg de Camopi, afin d'assurer une certaine continuité pédagogique.
Autre problématique, l'acheminement des enseignants et du personnel éducatif vers les établissements. Des vols ont été affrétés ce week-end à la demande du rectorat, mais certains enseignants sont encore dans l'attente, nous rapporte Emmanuel Octavie, secrétaire général du syndicat SE-Unsa. C'est notamment le cas pour l'école d'Apagui, sur la commune de Grand-Santi. "L'école ne fonctionne pas. Ils n'ont pas réussi à rejoindre le site puisqu'il n'y a aucune pirogue qui descend depuis Saint-Laurent." La seule solution consiste à trouver un billet d'avion jusqu'à Grand-Santi, puis rejoindre Apagui par le fleuve un peu plus loin, sachant qu'ils doivent traverser un saut très dangereux. Seuls quelques élèves et quelques enseignants ont pu rejoindre cet écart. Le maire de Grand-Santi, Félix Dada, nous confie qu'en ces conditions, il envisage de fermer l'établissement dès ce mardi.
En fin de semaine dernière, le rectorat disait vouloir "garantir la sécurité des élèves et des enseignants tout en veillant à assurer la continuité pédagogique."
Un point doit être publié par l'académie dans la journée.
Au total, 8839 élèves du Haut-Maroni, de Camopi et de Trois-Sauts, et 359 enseignants sont concernés par cette situation.
Les forces armées mobilisées dans le cadre du plan Orsec
Ce lundi, les forces armées ont contribué à l'effort du plan Orsec.
Un hélicoptère Puma est allé chercher des collégiens et lycéens de Trois-Sauts, pour les ramener à Camopi. De là, ils peuvent prendre l'avion pour se rendre dans leurs établissements respectifs. Trois rotations aériennes ont eu lieu ce jour, chacune transportant 14 élèves.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters