Réduire l'impact de l'activité forestière
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Réduire l'impact de l'activité forestière

Kerwin ALCIDE
Parmi les nouveautés, l'utilisation de câble en nylon qui permet d'aller chercher bien plus loin en forêt les arbres coupés (KA)
Parmi les nouveautés, l'utilisation de câble en nylon qui permet d'aller chercher bien plus loin en forêt les arbres coupés (KA)

Dans le cadre de la Semaine du développement durable, l'Office national des forêts a présenté des innovations mises en place pour réduire l'impact de l'activité des exploitants forestiers.

Une gestion de bon père de famille. Voilà l'objectif de l'Office national de la forêt (ONF) qui est gestionnaire de 5,3 millions d'hectares de la forêt guyanaise. Celle-ci est constituée de plus de 8 millions d'hectares. Si aujourd'hui David Binet, directeur adjoint de l'ONF, concède qu'une grande partie de cette forêt « est bien conservée » , il entend, lui et les autres agents de l'office, tout faire pour préserver ce patrimoine. Sans pour autant entraver l'activité forestière qui doit répondre aux besoins en bois de la Guyane. Et les besoins futurs. Pour y parvenir, l'ONF a mis en place une gestion forestière durable en collaboration avec les principaux acteurs de la filière bois. Une gestion qui repose sur plusieurs points fondamentaux.
LIMITER L'IMPACT SUR LE MILIEU
D'abord, l'intensité de prélèvement. Les exploitants ne sont autorisés à couper, au maximum, que cinq « tiges » par hectare sur les parcelles que l'ONF leur attribue. Paradoxalement, ils ne coupent que 3,5 « tiges » en moyenne. L'objectif est de ne pas provoquer une modification trop brutale de l'environnement.
Une parcelle n'est exploitée que tous les 65 ans, le temps de la régénération. Puis, les modalités de prélèvement qui visent à limiter l'impact sur le milieu naturel. À telle enseigne, une charte d'exploitation à faible impact a été élaborée et approuvée en 2010 par les différents partenaires.
David Binet parle d'une « stratégie collective » . Cette charte a permis d'améliorer l'exploitation grâce à des innovations technologiques. Auparavant pour récupérer les arbres coupés, les exploitants approchaient les engins au plus près, impartant la forêt.
Désormais grâce au câble en nylon, bien plus léger que celui en métal utilisé auparavant, les opérateurs peuvent aller plus loin chercher les arbres au treuil. « Il n'y a pas d'impact supplémentaire » , indique David Binet car les engins n'avancent pas plus en forêt.
Même si ces avancées provoquent un « surcoût » pour les exploitants, ils semblent accepter les nouvelles règles.
D'autres avancées comme le repérage par GPS des arbres à abattre par leur permet de gagner du temps et surtout de mieux gérer leur principale contrainte : la saison des pluies. Ils n'ont que très peu temps, six mois au mieux, pour couper les arbres et les prélever.

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