Grève au collège Concorde de Matoury, des conditions de travail dégradées
Plusieurs problèmes sont dénoncés au sein de l'établissement, parmi lesquels : un manque d'eau potable et des toilettes inutilisables pour les élèves
Une partie des enseignants du collège Concorde, situé à Matoury, sont en grève, jeudi 11 juin.
" Les conditions d'accueil des élèves ne sont ni respectées, ni respectables ", dénonce Laurent Wysocki, représentant du Snes-FSU et professeur du second degré.
Plusieurs problèmes sont dénoncés au sein de l'établissement, parmi lesquels : un manque d'eau potable et des toilettes inutilisables pour les élèves. " Les jeunes filles, pour bénéficier d'un minimum d'intimité, utilisent des parapluies en guise de porte ", rapporte le syndicaliste. Du côté des enseignants, la situation est également dégradée : " avec deux WC sur trois inutilisables ".
"Un nouveau mépris"
Depuis l'externalisation des services d'entretien des collèges, le nettoyage serait insuffisant. " Le ménage est fait partiellement chaque jour, seule une partie est nettoyée et d'autres ne le sont même pas du tout ", explique-t-il. À cela s'ajoute la présence d'une colonie de chauves-souris installée dans les fissures de l'établissement. " On retrouve des fientes sur les tables ou sur le sol à l'intérieur des classes ", ajoute-t-il.
L'insécurité est aussi dénoncée par les enseignants, avec plusieurs vitres cassées à la suite de projections de débris de débroussailleuses, " jusqu'à présent non réparées ". Par ailleurs, en raison de travaux liés à la construction d'un nouveau réfectoire, les élèves doivent désormais slalomer entre les voitures pour accéder à l'entrée de l'établissement. " C'est inadmissible ", déplore le représentant syndical.
Alertée depuis le mois de mars, selon le syndicat, aucune action concrète n'aurait été prise à ce jour. Lors de la grève, une représentante de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) s'est rendue sur place pour constater les dysfonctionnements. " Elle nous a dit qu'elle n'était pas décisionnaire. C'est un nouveau mépris de la part de la CTG ", estime Laurent Wysocki, représentant du Snes-FSU.
Prévue pour 24 heures, la grève doit prendre fin ce jeudi. Sans grand espoir de réponse rapide, le représentant syndical indique déjà préparer un courrier à destination de la collectivité.
Contactée, la CTG n'avait pas encore répondu à nos sollicitations.

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