Pourquoi le chikungunya s'est plu à Kourou
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SANTÉ

Pourquoi le chikungunya s'est plu à Kourou

Philippe CHAUVIN

Une réunion a eu lieu samedi aux 205. L'occasion d'annoncer que dix-huit malades sont désormais recensés dans le département, dont un premier cas à Macouria.

À l'invitation de la municipalité de Kourou, Sandrine Chantilly, directrice de la démoustication et des actions sanitaires, et Jean-Michel Hoasim, responsable de l'unité d'éducation à la santé et virologue, tous deux au conseil général, ont informé la population des 205 sur l'évolution de l'épidémie de chikungunya, samedi matin, à l'école Michel-Lohier. Une trentaine de personnes sont venues les entendre.
« L'épidémie de chikungunya, suivie de près par l'Organisation mondiale de la santé, est apparue pour la première fois dans les Amériques en décembre 2013 à Saint-Martin, avant de s'étendre dans les Antilles. Les premiers cas guyanais ont été importés par des porteurs en provenance de cette zone géographique. Aujourd'hui, il y a 18 cas recensés dans notre région dont 10 autochtones, tous à Kourou sauf le dernier révélé hier soir, à Macouria » , a révélé Sandrine Chantilly. Line Létard, conseillère régionale et conseillère municipale chargée de la culture, a posé deux questions précises : « Pourquoi les cas autochtones se sont-ils concentrés sur Kourou ? En quoi le chikungunya est-il une maladie redoutable ? »
UNE LUTTE CONTRE LA MONTRE
Jean-Michel Hoasim lui a répondu. « Trois des quatre personnes venant des Caraïbes et atteintes par la maladie vivaient à Kourou, ville d'échanges, d'industrie et de commerce, on peut imaginer que c'est simplement statistique. Le chikungunya n'est pas dangereux, tant par les risques de mortalité qui sont plus faibles que la dengue et touchent les populations les plus fragiles (personnes âgées, malades chroniques, nourrissons) que par ses aspects invalidants. Longtemps après l'infection, certains malades développent des poussées inflammatoires quasiment insupportables. »
Comme les deux spécialistes le précisaient, nous sommes dans une lutte contre la montre : « Ça va très vite! »
En luttant contre le chikungunya, nous luttons de la même façon et selon les mêmes usages, éradication de l'aedes aegyptis, contre la dengue et çà, c'est l'affaire de tous. D'où l'intérêt principal de la réunion de ce samedi matin.

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