Dix mois après les manifestations estudiantines et syndicales, l'UG (Université de Guyane) est officiellement créée. (photo d'archives)
Le décret portant sur la création et l'organisation provisoire d'une université de Guyane est paru hier matin au Journal officiel. Le 1er janvier 2015, pour l'Enseignement supérieur, le département sera totalement détaché des Antilles.
Après de longs mois d'attente et d'ardentes discussions, la création de l'UG (l'Université de Guyane) a été officialisée hier matin. Le décret ministériel, publié au Journal officiel, entérine le détachement du pôle guyanais de l'université des Antilles et la mise en place d'une organisation dite « provisoire » . Pour les membres de l'intersyndicale, qui a initié le mouvement de protestation et de revendications qui a agité la Guyane à la fin de l'année 2013, la publication du décret est un soulagement et une satisfaction.
« FAIRE CE QUI NOUS CORRESPOND »
Étudiant, Quentin Lebert fut l'un des animateurs de la « grève » estudiantine. Membre du syndicat UEG (Union des étudiants de Guyane), il a depuis intégré le nouveau directoire de l'université. « Enfin » , est le premier mot qui lui vient à l'esprit. « On attendait ça depuis longtemps, poursuit-il. On commençait même à se demander si ça allait arriver. Ce décret, c'est dix mois de combat qui payent enfin. Nous avons beaucoup d'espoir pour la rentrée prochaine. On s'est battu pour nos activités. C'est un soulagement. » L'étudiant attend désormais que l'université reflète davantage les besoins de la jeunesse guyanaise. « L'autonomie complète, ça va permettre de faire ce qui nous correspond, dans toutes les matières » , affirme-t-il.
Responsable de la licence professionnelle Protection de l'environnement (LPPE), Ghislaine Prévot estime que le décret correspond aux demandes de l'intersyndicale. « Désormais, nous allons pouvoir gérer cette université aux mieux des intérêts des étudiants et de la Guyane » , se réjouit-elle.
Nommé administrateur du Pug après le départ d'Anne Corval, Richard Laganier devrait prochainement hériter du titre de président de l'université. Il lui incombe la lourde tâche d'installer la nouvelle gouvernance. Elle sera composée d'un président, d'un conseil d'administration (28 sièges) et d'un conseil académique (26 membres). La communauté universitaire, les représentants du monde de la recherche et du secteur économique ainsi que des collectivités pourront prétendre à l'un de ces fauteuils.
Par communiqué, la secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur a ajouté que 60 postes seraient créés d'ici quatre ans.
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