Les « procès » du Char

Les « procès » du Char

Marine JACQUES
Les directions de l'ARS et du Char, hier matin (MJ)
Les directions de l'ARS et du Char, hier matin (MJ)

L'image du centre hospitalier Andrée-Rosemon (Char) rebute les médecins spécialistes. Leur venue permettrait pourtant, outre l'amélioration de la qualité des soins, d'augmenter l'activité et donc de générer des moyens.

En situation de grève, des précautions s'imposent pour ne pas mettre de l'huile sur le feu. Les directions de l'ARS et du centre hospitalier Andrée-Rosemon (Char) ont invité des journalistes, hier matin, pour contrer « les procès qui sont faits à l'établissement » . Droit de réserve des hauts fonctionnaires oblige, cette réunion n'a pas été qualifiée de conférence de presse. Il en ressort que la grève porte atteinte au fonctionnement du Char. L'établissement aurait été totalement bloqué durant trois jours. Une entreprise, qui devait couler un enrobé sur le parking de l'établissement, n'a pas pu exécuter les travaux. Mais l'hôpital a quand même dû payer la facture de 15 000 euros. « Des chirurgiens n'ont pas pu opérer » , rappelle Christophe Lebreton, président du comité médical d'établissement. Une procédure de référé a été engagée vendredi au tribunal de grande instance de Cayenne, par la direction de l'hôpital, pour débloquer la situation.

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger