Le chikungunya débarque en Martinique
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Le chikungunya débarque en Martinique

T.F.
Jeudi, les premiers cas de chikungunya ont été recensés en Martinique (photo d'archives)
Jeudi, les premiers cas de chikungunya ont été recensés en Martinique (photo d'archives)

Deux cas de chikungunya ont été confirmés jeudi en Martinique. Détecté à Saint-Martin, le virus commence déjà à s'étendre. Il pourrait donc prochainement toucher la Guyane.

Lorsque les premiers cas de chikungunya ont été détectés à Saint-Martin, la principale crainte de l'Agence régionale de Santé (ARS) était que le virus s'étende à d'autres zones de la région. Une batterie de mesures a donc immédiatement été mise en place pour éviter que le « chik » ne voyage. Malheureusement, il semble que le virus soit plus rapide que les instances sanitaires. En effet, deux cas avérés de chikungunya ont été recensés jeudi en Martinique. La question est désormais de savoir combien de temps s'écoulera avant que les premiers patients guyanais ne soient touchés.
Dès l'annonce des deux cas recensés en Martinique, l'ARS et la cellule interrégionale d'épidémiologies des Antilles-Guyane ont « déployé de nouvelles actions » destinées à compléter le dispositif de surveillance interrégionale renforcé déjà existant. Dans un entretien qu'elle a accordé à France-Guyane le 11 décembre, Séverine Matheus, membre du laboratoire de virologie de l'Institut Pasteur à Cayenne, a exposé les moyens par lesquels le virus pourrait atteindre le département.
« Principalement par le biais de patients qui sont porteurs du virus et qui se déplacent entre les départements, assure la spécialiste. Il s'agit du risque le plus important pour expliquer une possible introduction du chikungunya en Guyane.
Par ailleurs, l'aedes aegypti (le moustique qui transmet la dengue, mais aussi le « chik » ) est capable de répliquer le virus et de le transmettre. Pour ce qui est de la transmission, elle est la même que pour la dengue. »
Par ailleurs, si les symptômes initiaux sont très proches de ceux de la dengue, ils peuvent provoquer des douleurs nettement plus intenses. « Pour le chikungunya, il existe des douleurs articulaires et musculaires supplémentaires qui ont tendances à être plus persistantes » , souligne Séverine Matheus.
Quoi qu'il en soit, les mesures de protection contre le « chik » sont identiques à celles qui permettent de se prémunir contre la dengue. Néanmoins, il est déconseillé d'avoir recours à l'automédication. Même le paracétamol doit être utilisé avec prudence.

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