Alors qu'en Guyane on continue de se chamailler autour des statuts de l'IESG, aux Antilles, on réfléchit à l'après UAG.
Le 24 mars prochain, des élections doivent être organisées au conseil d'administration de l'IESG, l'institut de l'enseignement supérieur de la Guyane. Il regroupe la majorité des formations, donc des étudiants, du pôle universitaire. Mais l'intersyndicale à l'origine de la grève de fin 2013 est décidée à empêcher la tenue de ces élections, du moins tant que les statuts de l'IESG ne seront pas révisés. Cette revendication n'est pas nouvelle. Selon l'intersyndicale, « plusieurs demandes de révision des actuels statuts de l'IESG ont été formulées depuis 2010, date des dernières élections » . Mais que reprochent les syndicats à ces statuts ?
Dans un communiqué, l'intersyndicale dresse la liste de ses griefs. De manière générale, elle déplore une situation qui viserait à favoriser les matières scientifiques Elle dénonce même une sorte de mainmise des laboratoires de recherche sur le conseil d'administration de l'IESG grâce à « des règles injustes et non conformes pour la composition des listes électorales » . Pour l'intersyndicale, ce sont justement ces statuts qu'elle désapprouve qui auraient permis l'élection i de « l'ancienne équipe dirigeante » et provoqué la grève d'octobre-novembre 2013. À quelques mois de la création effective de l'université de Guyane, les syndicalistes craignent en fait que sa mise en place ne soit confiée à des proches de ceux qu'ils ont combattus et qui, en étant élu au CA de l'IESG, seraient idéalement placés pour cette mission.
Pendant ce temps, aux Antilles, on se prépare justement à la séparation d'avec la Guyane et on réfléchit a l'avenir de ce qui restera de l'UAG. Interrogée par France Antilles, Corinne Mencé-Caster, la présidente de l'UAG, penche en faveur d'une université des Antilles portée par des pôles autonomes « Une voie prometteuse » selon elle, qui permettrait à chaque pôle d'avoir un pouvoir décisionnel, une administration et des finances autonomes ainsi que la main sur la carte de formation, tout en conservant une gouvernance commune chargée notamment des choix stratégiques. Corinne Mencé-Caster, on s'en doute, est beaucoup moins enthousiaste avec l'autre solution qui consiste à créer deux universités distinctes
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