Des professeurs se mobilisent contre la suppression de postes
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Des professeurs se mobilisent contre la suppression de postes

Oriane REALLE ; o.realle@agmedias.fr
L'intersyndicale s'est réunie devant le rectorat ce mardi 31 mars afin de répondre à l'appel national.
L'intersyndicale s'est réunie devant le rectorat ce mardi 31 mars afin de répondre à l'appel national. • OR

En Guyane, quatre postes doivent être supprimés dans le second degré à la rentrée 2026

En raison de la grève intersyndicale de l'Éducation nationale, plusieurs établissements scolaires dans le territoire sont restés fermés ce mardi 31 mars. Quatre postes doivent être supprimés dans le second degré à la rentrée 2026, alors que les effectifs continuent d'augmenter. Par ailleurs, 925 heures d'enseignements ont disparu de la dotation horaire globale soit l'équivalent de 50 postes. Suffisant pour susciter le courroux des syndicats. 

Devant le rectorat, une quarantaine d'enseignants se sont réunis pour répondre à l'appel national, dans un contexte de tensions croissantes.

"Quand les collègues se mobilisent, ils obtiennent des choses. Des postes annoncés comme fermés ont été rétablis. Du côté du rectorat comme de la CTG, nous avons obtenu des engagements et des avancées. Le mouvement d'aujourd'hui s'inscrit dans cette lignée ", explique Denys Oltra, du Snes-FSU. En Guyane, l'intersyndicale dénonce " des mauvaises conditions de préparation de la rentrée 2026 ".

Depuis le début du mois de mars, les mobilisations se multiplient dans les établissements du territoire. Après des mouvements au collège Victor-Schoelcher de Kourou et au collège Arsène-Bouyer-d'Angoma à Saint-Laurent du Maroni, la mobilisation s'est étendue à plusieurs établissements, dont les lycées Lama-Prévot, Léon-Gontran-Damas et Melkior-Garré à Cayenne.

Quatre postes supprimés en Guyane

Autre point de tension : l'état des établissements. " On a des problèmes d'hygiène, de nettoyage et des équipements défaillants. On ne peut pas enseigner dans de bonnes conditions ", déplore Denys Oltra.

De son côté, le SE-Unsa affirme partager les préoccupations de l'intersyndicale sans avoir appelé à la grève. " Nous faisons le choix d'ouvrir des espaces d'expression en organisant des rencontres ", indique le syndicat, comme, ce mardi à l'Université dès _ heures.

Selon les chiffres communiqués par le rectorat, le taux de grévistes atteint 10,7 % en ce mardi. Dans le détail, 12,92 % des enseignants du premier degré se sont déclarés grévistes, contre 8,42 % de participation dans le second degré. Du côté de la vie scolaire, 10,73 % des personnels se sont mobilisés.

 

Au niveau national, les syndicats dénoncent la suppression de 4 000 postes d'enseignants, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.

 

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