Éducation : les inquiétudes de la FSU
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Éducation : les inquiétudes de la FSU

Propos recueillis par A. S.-M.
Alexandre Dechavanne (chemise blanche) et Sarah Ebion déplorent le manque d’implication des élus et l’immobilisme du rectorat/photo ASM
Alexandre Dechavanne (chemise blanche) et Sarah Ebion déplorent le manque d’implication des élus et l’immobilisme du rectorat/photo ASM

La Fédération syndicale unitaire (FSU) qui regroupe neuf syndicats, dont sept de l’éducation et de l’enseignement supérieur, tenait son congrès lundi et mardi. L’occasion de faire le point sur l’état de l’école en Guyane selon la FSU avec Alexandre Dechavanne (Snuipp) * et Sarah Ebion (Snes) *.

Vous avez fait le point, en congrès, sur l’avancement des dossiers depuis trois ans. N’avez-vous pas l’impression de mener toujours le même combat ?
AD : Si, malheureusement. Il y a des dossiers qui avancent mais il y en a d’autres, comme le développement des services publics en général et de l’école par les constructions scolaires qui restent d’actualité. Nous devons lutter contre une administration qui freine des quatre fers et un désengagement politique total.
Quels sont les dossiers qui avancent bien ?
AD : On a vu que les difficultés en terme d’éducation ont été reconnues par la réforme de l’éducation prioritaire. Mais le transport scolaire, la restauration scolaire, les formations adaptées aux réels besoins de la Guyane, les capacités à accueillir toute la jeunesse, là-dessus, on n’avance pas.
Vous avez parlé de déscolarisation mais aussi de scolarisation indigne. C’est un terme fort…
AD : Sur ce