Hier matin et aujourd'hui une vingtaine d'agents mènent une campagne de démoustication au sud de Cayenne, où un nouveau foyer épidémique est localisé (photos RF et d'archives)
Alors que les deux tiers des cas de chikungunya sont localisés à Kourou, un nouveau foyer fait surface sur Cayenne sud. Hier et aujourd'hui, des opérations coup de poing y sont menées.
« Plusieurs cas groupés ont été révélés sur cette zone » , confirme Christian Meurin, directeur de l'ARS. Après Kourou, un nouveau foyer, confinant le virus du chikungunya, serait ainsi identifié sur le secteur regroupant le Mont Baduel, la piste Tarzan et Ploermel, quartiers sud de Cayenne. On totaliserait au moins 6 cas dans cette zone, selon l'ARS. Pour mémoire, la Guyane comptabiliserait à ce jour 46 cas confirmés ou probables.
LES ÉQUIPES DE KOUROU ET MACOURIA REJOIGNENT CAYENNE
Depuis hier, une opération dite « coup de poing » est menée dans ce secteur du cheflieu, couvrant une centaine de maisons. Une vingtaine d'hommes de la Direction de la démoustication et des actions sanitaires (conseil général) arpentent la zone. L'équipe ayant été renforcée par celles de Kourou et Macouria, explique Sandrine Chantilly, la directrice. Comme à Kourou, quatre mois plus tôt, l'opération a pour but d'éliminer le moustique sous forme adulte ou larvaire et assainir le lieu. En plus de la démoustication, « nous sensibilisons les habitants, ajoute-t-elle, en distribuant de la documentation, en discutant avec eux » . Une étape nécessaire pour la directrice qui constate dans ces quartiers qu'encore « beaucoup trop de déchets jonchent le sol. Il faut penser qu'une petite canette ou un petit pot de yaourt suffisent à attirer le moustique. Même un simple sachet s'il retient un peu d'eau » .
Les maisons autour des malades « feront l'objet d'une lutte chimique pour plus d'efficacité » . Prochainement, « d'autres partenaires devraient intervenir sur cette même zone, pour une meilleure gestion des déchets » , explique la directrice. Parmi lesquels la municipalité et la CACL, qui ont déjà débuté un travail avec les associations, selon un communiqué de l'ARS. « Il faudrait plus d'actes de civisme, insiste Sandrine Chantilly. Penser aussi à protéger les enfants avec des répulsifs, éviter de sortir de chez soi avec de la fièvre. Aujourd'hui ce sont les attitudes citoyennes qui peuvent faire défaut » .
(photos RF et d'archives)
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L'ARS devrait refaire un point sur la situation lundi après-midi.
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