L'office de tourisme 2.0
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MARIPASOULA

L'office de tourisme 2.0

Damien LANSADE
La commune souhaite véhiculer une autre image (DR)
La commune souhaite véhiculer une autre image (DR)

L'office du tourisme, créé l'an dernier, profite de sa jeunesse pour brûler les étapes. Site internet soigné, page Facebook régulièrement alimentée, vélos de location, cartes et circuits touristiques, la commune veut se tourner vers l'avenir, en attendant les touristes.

Maripasoula étonne quand on y vient pour la première fois. Rien de l'image explosive que renvoient les médias. Les rues en terre sont proprettes. Les hôtels, les restaurants, les administrations et les points touristiques sont indiqués par des petits panneaux en bois peint. Les passants disent bonjour. Une ambiance de petit village tranquille.
UN PROBLÈME D'IMAGE
Redorer l'image de la ville, voilà tout le combat que mène l'office de tourisme. Fanny Léon, sa directrice, est très remontée contre les médias guyanais. « Les seules fois où l'on parle de Maripasoula, c'est pour évoquer l'orpaillage, la violence, la prostitution, la corruption... Comment voulez-vous qu'on gère un office du tourisme avec une image pareille ? »
La ville, porte ouverte sur le haut-Maroni, a pourtant des atouts, que l'office de tourisme cherche à faire entendre par-dessus le bruit médiatique. La commune, la plus grande de France, est un carrefour où se croisent toutes les cultures de la Guyane. Grâce à la situation du bourg de Maripasoula, dans un méandre du Maroni, les touristes peuvent admirer les levers ou les couchers de soleil sur le fleuve. La vie nocturne a ses hauts lieux, ses personnages dont on peut voir les portraits sur le site de l'office de tourisme.
TOURISME ÉCOLO
À l'intérieur de la petite maison qui héberge l'office, quelques pièces d'artisanat sont proposées en dépôt-vente, des vêtements, des bijoux. Une antenne du lycée agricole de Matiti aide les cultivateurs de la région à transformer et conditionner leurs produits, qui sont également proposés à la vente à l'office de tourisme. Les sacs qu'on distribue sont en papier, forcément biodégradables.
Dans un local au fond de la pièce, des vélos neufs sont entassés, prêts à être loués. L'office attend d'obtenir un statut qui lui permettra d'encaisser de l'argent elle-même.
Ce statut lui permettra de traiter directement avec ses fournisseurs d'artisanat et de négocier directement avec les piroguiers du fleuve, qui demandent parfois des prix exorbitants aux touristes.
Dehors, le petit jardin devant l'office se rêve botanique. Divers arbres fruitiers et quelques jeunes pousses portent fièrement leurs étiquettes explicatives. Sous la varangue, une étrange mobylette est branchée au secteur. Mais à ce sujet, Fanny Léon préfère ne pas trop en dire. Pour l'instant. Encore un projet qui prend forme peu à peu. En attendant les touristes.

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