Le « shopping center » de la décharge
Certains viennent pour la nourriture, les vêtements, où tout ce qui peut encore se récupérer. D’autres traquent le métal, pour le revendre - vers le Brésil - et « arrondir ainsi leurs fins de mois ». Bienvenue au « shopping center » de la décharge.
La chaleur mêlée à la puanteur qui se dégage des tas d’ordures en contrebas rend l’air difficilement respirable. « Parfois, je reste jusqu’à deux heures, mais c’est fini pour aujourd’hui », sourit le jeune homme de 20 ans, entouré de ses deux petits frères âgés de 5 et 7 ans. À leurs pieds, deux sacs plastiques bien remplis. Leur butin du jour : un sachet de pâtes, quelques conserves, dont du cassoulet, une bouteille de soda, du vin rouge, une paire de tee-shirts… et un bon gros morceau de viande plus ou moins frais. Vraisemblablement du porc.
« Tout ça, on le ramène à notre famille, indique Jackson d’un signe de tête. Mais ce n’est pas suffisant. C’est pour ça qu’il faut revenir tous les jours ». La décharge, c’est son quotidien « depuis deux ans ». Et ils sont près d’une cinquantaine comme lui, à s’y rendre tous les matins, se faufilant au milieu du ballet des camions bennes qui viennent décharger leurs tonnes d’ordures. « Il y a de tout ici », raconte Pedro, à l’ombre d’un carton qu’il porte sur sa tête....

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