Jean-Yves Le Gall prépare activement la rencontre interministérielle de Luxembourg, au cours de laquelle les ministres européens devront donner leur accord pour Ariane-6 (KA)
Pour ses premiers voeux en tant que président du Cnes, Jean-Yves Le Gall a voulu rendre hommage à la Guyane. Il a aussi longuement évoqué le successeur d'Ariane-5.
Certes habitué à l'exercice quand il était président-directeur général d'Aria- nespace, Jean-Yves Le Gall goûtait toutefois pour la première à l'exercice dans ses nouvelles fonctions de président du Centre national d'études spatiales (Cnes). Habitué à rencontrer la presse, il n'a donc laissé apparaître aucune émotion dans la salle de l'Espace, au siège parisien du Cnes.
Ambiance guyanaise dans la salle, avec de la musique carnavalesque. « Nous voulons rendre un hommage à la Guyane » , expliquait d'emblée l'homme en charge de la politique spatiale française et qui ne cesse de considérer la Guyane comme « l'actif le plus important du programme spatial européen. » La Guyane qui, dans les années à venir, aura encore un rôle prépondérant à jouer.
Justement, Jean-Yves Le Gall a longuement évoqué le futur lanceur Ariane-6 dont le feu vert sera donné à la fin de cette année lors de la conférence interministérielle de Luxembourg.
« Il y a lieu d'être optimiste » , confiait le président du Cnes qui s'attend à l'engagement définitif de l'Europe sur le programme d'Ariane-6. Une réunion qu'il qualifie « d'extrêmement importante » avant de reprendre : « Cela veut dire que les travaux du pas de tir commencent dès 2015 »
Pour le moment, des repérages ont été effectués près de la roche Nicole (entre Kourou et Sinnamary) pour accueillir le futur pas de tir.
ARIANE-6 EN 2020
Pour Jean-Yves Le Gall, il est important de disposer de ce nouveau lanceur pour mieux répondre à la concurrence. « Il y a 5 ans, qui pensait aux concurrents d'aujourd'hui ? La concurrence est là » , martèle-t-il. Le prochain lanceur doit permettre de « sortir des contraintes du lancement double » . Aujourd'hui, les capacités d'Ariane-5 lui permettent d'emporter à la fois un gros satellite et un petit. Ariane-6 répondra mieux à ces exigences.
En attendant Ariane-6, dont le premier vol est programmé pour 2020, il faut rester collé au marché.
C'est ce que le Cnes entend faire avec Ariane-5 ME (mi-vie évolution) qui sera équipée entre autres d'un troisième étage réallumable.
L'une des premières améliorations concernera la coiffe dont la taille de la partie basse a été augmentée.
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