La consommation et l’immobilier, piliers de l’économie guyanaise
Après la dernière note de l’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (Iedom) sur le financement bancaire de l’économie, plongée dans les investissements réalisés sur notre territoire en 2017, l’impact du mouvement social et le climat des affaires. David Fardel, responsable du service des études de l’Iedom, auteur de la note, et Yann Caron, directeur de l’Iedom Guyane depuis 2016, font le point.
Au travers de l’activité bancaire que vous scrutez, quels sont les secteurs dynamiques de l’économie guyanaise ?
L’immobilier est très largement en tête. Il représente 52 % des activités bancaires en Guyane en 2017. Sur les 3,2 milliards d’encours bancaires en 2017, un milliard concerne les bailleurs sociaux et 800 millions les ménages et le logement privé. Viennent ensuite le soutien à l’équipement des entreprises et des ménages par les crédits à la consommation (200 millions d’euros) et les prêts aux collectivités locales (310 millions), en baisse. Et c’est une particularité guyanaise. En raison de finances peu saines (seul un tiers des collectivités de Guyane ont des finances propres selon la Cour des comptes, NDLR), les collectivités investissent moins et à plus court terme. La dépense en équipement a ainsi chuté de 37 % entre 2013 et 2016. Cela dit, en empruntant moins, les collectivités réduisent leur endettement.
La Caisse des dépôts et consignations est un partenaire important pour le logement en Outre-mer et en particulier le logement social. Faut-il s’en inquiéter ?
Non, bien au contraire. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est le partenaire historique du logement social. En mobilisant l’épargne...

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