Saül et « l’or du Vatican »
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UN NOM, UNE HISTOIRE

Saül et « l’or du Vatican »

Bernard MONTABO / Archives France-Guyane

S’il n’y avait pas eu d’or à Saül, Saül n’existerait pas. Capitale centrale de l’intérieur guyanais et plaque tournante de l’orpaillage, ce bourg connut une belle période de prospérité avant de s’assoupir doucement. Il faut noter un certain réveil récent, dû essentiellement à l’activité des garimpeiros exploitant l’or toujours présent dans le sous-sol des environs.

 Dans les années 1950, sous la férule du père Didier, l’or était resté une monnaie d’échange fort courante. Du reste, les orpailleurs exploitaient encore dans les criques environnantes. Les services demandés à l’Eglise, et donc au curé de la paroisse, se payaient ainsi en or. Par exemple, une messe valait 5 grammes d’or.

Une demande fréquente était la neuvaine, neuf messes consécutives ; valeur : 45 grammes. Il en était de même pour les enterrements et les différents sacrements célébrés dans la magnifique église au double clocher.

Que faire ensuite de ces pépites, poudres et autres fragments qui s’accumulaient au presbytère ? Il fallait un homme de confiance pour en assurer le transport, une rareté en ces régions reculées.