Or et misère de la prospection
Édouard David Levat, ingénieur des mines, publia en 1898 un rapport sur l’exploitation de l’or en Guyane. Outre des comptes rendus très techniques, il y relate les difficultés de l’exploitation, qui débute par la prospection.
« On emporte des vivres pour six semaines à deux mois. C’est tout ce que les pirogues peuvent emporter. Ces vivres se composent, si tout le personnel est noir, comme c’est souvent le cas, de couac, de riz, de bacaliau (morue fumée), d’un peu de lard et de ta a. Si plusieurs Européens sont présents, on y ajoute de la farine et du biscuit. (...) Il est admis en prospection que l’on vivra surtout de privations pendant la durée des recherches. On emporte du reste des fusils et de la poudre car il faut compter beaucoup sur la chasse pour assurer des vivres frais au personnel...

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