Sur le haut Maroni, le révérend père Brunetti poursuit ses visites chez les Bonis. Nous sommes en 1883. Ce dimanche des Rameaux, il arrive à Monpoussou, village où il avait récemment baptisé une femme âgée. Celleci venait de décéder.
« Aussitôt qu’une personne a rendu le dernier soupir on l’annonce
par un coup de canon. Tous les villages en possèdent un, pris
autrefois aux Anglais et aux Hollandais quand ceux-ci les
pourchassaient. Ce coup de canon est suivi de décharges de
mousqueterie et de roulement de tamtam ; la même chose a lieu au
lever et au coucher du soleil. À ce signal entendu de très loin on
accourt de tous côtés.
« À Monpoussou (...) le village est encombré d’hommes, de femmes,
d’enfants venus de tous les villages environnants....
Édition spéciale : Rétro 2025
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