Certains spécialistes n’hésitent point à qualifier les travaux cartographiques d’Henri Coudreau de médiocres, sinon, même, de fantaisistes. Au fil des pages de ses récits, au demeurant passionnants, ne serait-ce que par sa vision très « datée » de « nos sauvages », cet explorateur de la fin du XIXe siècle nous révèle ses notes prises lors de ses rencontres. C’est ainsi qu’il passa quelque temps sur les rives de l’Aoua, comme on l’écrivait alors.
L’Awa n’est plus l’Itany et pas encore le Maroni. C’est le royaume
des Bonis. Ces descendants d’esclaves marrons s’y étaient établis.
En cette fin de siècle, la recherche de l’or bat son plein. Un
prospecteur créole de Cayenne vint à découvrir, en 1885, la
richesse aurifère des rives de l’Aoua. Les placers se situaient sur
la rive gauche du fleuve, sur le territoire contesté franco-
hollandais. Les gouvernements s’efforcèrent en vain de réglementer
l’exploitation...
Édition spéciale : Rétro 2025
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