Jules Crevaux découvre le curare
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UN NOM, UNE HISTOIRE

Jules Crevaux découvre le curare

Chronique- La Guyane, Un nom, une histoire

L’explorateur, après un séjour en France où il donna plusieurs conférences, revient en Guyane. En 1879, il remonte l’Oyapock avec l’intention de passer au Brésil pour suivre à nouveau le cours du Yari qu’il avait partiellement reconnu lors d’une précédente expédition. Jules Crevaux est explorateur, mais aussi médecin. Il s’intéresse à la pharmacopée des amérindiens. Particulièrement à un certain poison utilisé pour la chasse par certaines tribus. Il se trouve sur le Haut Oyapock, près de la frontière.

« Le 5 novembre, nous arrivons à l’habitation d’un chef nommé Alamoïké, qui nous reçoit gentiment au milieu de sa petite famille. »
  •  « Le Roucouyenne, qui est en relation avec les indiens Trios, connaît le secret de la fabrication du poison des flèches connu sous le nom d’ourari, d’où l’on a fait, par corruption, un mot qu’on prononce courare en portugais et curare en français. »
  •  « Lui ayant donné une hache et un sabre, il s’engage à me montrer toutes les plantes qui entrent dans la fabrication du poison et à le faire devant moi. »

« Je ne vous raconterai pas mes excursions botaniques avec le piaï Alamoïké ; je ne ferai pas non plus la description de la fabrication de curare, que j’ai suivie dans ses moindres détails. Je vous dirai seulement que j’ai recueilli toutes les plantes qui entrent dans cette mystérieuse composition. J’ai eu de la chance de trouver en fleur la liane ourari, dont l’écorce de la racine possède toutes les propriétés...

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