En matière d’orpaillage, le maraudeur est un chercheur et exploitant agissant illégalement. C’est fondamentalement un farouche indépendant. Il existait cependant un moyen d’obtenir un « statut » légal : l’obtention d’un permis, le plan officiel. Le maraudeur se mettait ainsi en accord avec la loi, ce qui l’abritait des pénalités sévères édictées par les décrets. Écoutons David Levat.
«Le maraudeur digne de ce nom, commence par passer chez un
arpenteur juré de la ville de Cayenne, qui lui délivre pour le prix
de dix francs un plan, sur le vu duquel il obtient de
l’administration un permis d’exploitation sur une surface de 100
ha, minimum fixé par lesdits décrets. Coût 50 francs. S’il pouvait
prendre une superficie moindre encore il le ferait volontiers, car,
comme on va le voir, la surface aussi bien que l’emplacement du
terrain qui lui est délivré lui sont absolument indifférents, et il
n’y mettra jamais les pieds. Il se...
Édition spéciale : Rétro 2025
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